Au-delà des montagnes

Salut mes chats curieux,

Ca  y est c’est vendredi c’est le week-end pour ma part je suis pas mal prise avec mes devoirs mais je m’organise pour alimenter le blog. Lundi prochain il y aura un article exceptionnel qui parlera de ma toute première box j’espère qu’il vous plaira. Mais en attendant voici mon troisième coup de cœur de la semaine niveau film. C’est une romance triangulaire chinoise.

Résumé:Le récit, divisé en trois époques, décrit les parcours de ses principaux personnages sur plus de vingt ans. À la fin du XXe siècle, une jeune Chinoise est courtisée par un jeune homme d’affaires à l’avenir prometteur et un travailleur dans une mine de charbon. Elle finit par épouser l’un d’eux, mais la vie lui réserve des déconvenues… L’histoire commence en 1999 et se poursuit dans les années 20002010, tandis que la dernière partie se déroule dans un futur proche, dans les années 2020.

Ses longs-plans séquences s’opposent aux films frénétiques hollywoodiens et ça fait du bien. Je ne sais pas vous mais des fois je sature des films qui font des dizaines de plans pour une même action j’ai l’impression d’être emporté dans le film avec une vitesse tellement saturé qu’on n’a pas le temps de souffler. On est dans une société du fast, du fast-food (macdo,KFC, Burger King,….) du fast-shopping (H&M, Primark) : on consomme vite, on jette. A la fin on ne sait plus apprécier.

Alors quand on tombe sur un film qui prend son temps on à l’impression que le temps s’est arrêté et ça fait un bien fou. On a le temps d’observer tout ce qu’il se passe dans le cadre (bien entendu les gens qui ne sont pas habitués aux films longs qui durent plus de 2heures et qui ont des plans plus longs que la moyenne vont trouver ça chiant). Donc ce qui me plaît dans le film sera détesté par d’autres.

Il est poétique et les personnages nous embarquent dans une grâce qui leur est propre. Je suis fasciné par la culture asiatique et notamment par leur fierté, même dans les pires moments ils ont la tête haute.  On s’attache aux personnages, à leurs histoires on regrette plus qu’on adhère à certains de leur choix. Mais la frustration est un sentiment qui est peu mis en avant dans le cinéma sauf au début mais les choses se finissent souvent par un happy ending. Or dans ce film une fois que ces choix sont faits ils ne changent pas. On n’inverse pas la situation pour plaire aux spectateurs (comme on fait trop souvent dans les films américains ou français). Ce qui rend les choses plus réalistes et plus humaines car qui dans la vraie vie accepte de sortir avec A plutôt que B puis au bout d’un moment elle décide de changer d’avis de larguer A pour B ? Personne ! Soit le plus souvent on reste avec A (regret ou pas) ou on s’en sépare mais on retourne très très rarement avec B (et surtout pas sûr que B est très envie de nous à nouveau si il est sensé haha).  C’est son humanité que j’aime dans le film et surtout cette fin qui n’est pas montré peut-être par pudeur et nous valorisant nous les spectateurs. Car on ne nous assiste pas, on ne nous ménage pas on nous laisse seul face à cet œuvre et c’est à nous de choisir ce que l’on veut en faire.

J’espère que cette séries d’articles de films coup de coeurs vous aura plût je vous dis à la prochaine pour un nouvel article, prenez soin de vous.

Mustang: Un virgin Suicid Turc

Salut mes chats curieux,

J’espère que vous allez bien, aujourd’hui on se retrouve pour mon autre coup de cœur. Cette fois il s’agit d’un film social Deniz Gamze Ergüven. Mustang parle de 5 sœurs à marier un peu comme dans Orgueil et préjugé de Jane Austen sauf que là il n’y a rien de romantique.

Résumé :Cinq sœurs orphelines sont élevées par leur grand-mère dans un village du nord de la Turquie, à 1 000 km d’Istanbul. Le dernier jour de l’année scolaire, elles rentrent chez elles par le bord de mer, en compagnie de camarades de classe. Juchées sur les épaules des garçons, elles s’affrontent pour se faire tomber à l’eau tout habillées. Les ragots du village les précèdent chez elles. Leur jeu innocent a été jugé obscène. L’oncle Erol — très à cheval sur un patriarcat qui se drape de tradition, de morale et de religion — reproche à sa mère (la grand-mère des filles) une éducation trop laxiste. Les aînées doivent subir à l’hôpital un examen d’intégrité hyménéale. Et la maison se transforme peu à peu en prison : murs d’enceinte rehaussés, portes fermées à clef, barreaux aux fenêtres, plus d’école, plus d’ordinateur, plus de téléphone, mais des cours de cuisine et de ménage dispensés par des femmes à hijab.

Ce film raconte ce qu’est être une femme en Turquie tout comme le film de Sofia Coppola raconte ce qu’est être une fille aux Etats-Unis par cette simple réplique « Manifestement docteur vous n’avez jamais été une jeune fille de 13ans ».  La vie turque à travers le regard d’une femme étouffée par l’autorité masculine. Ce film est une claque parlant du mariage arrangée comme quelque chose de normalisé et le viol des filles   par leur oncle comme quelque chose de presque tabou, qui n’est que suggéré par deux plans qui se ressemblent énormément (et très courts car moi-même la première fois que j’ai vu le film je n’ai pas vu qu’il y avait cette horreur caché). Ces plans qui passent par  le regard Lale apercevant à travers la porte de sa chambre l’oncle Erol qui rentre  une première fois dans celle d’Ece puis ensuite plus loin dans le film dans celle Nur. Ces plans ne durent que 5secondes tout au plus. On ne montre rien, on laisse deviner, c’est encore pire.

 

ATTENTION SPOIL: Même le suicide de Ece n’est pas montrer il est entendu par un coup de feu mais c’est déjà beaucoup.

 

Ce film me fait prendre conscience que j’ai de la chance d’être née femme ici et pas là-bas. Il nous montre aussi la détresse de ces femmes qui ne sont même pas libres de choisir leur cage. Il y a tant d’envie de liberté en elles mais vite étouffée et soumise par un patriarcat progressiste d’année en année, alors que la Turquie accordait le droit de votes aux femmes bien avant la France.

 

J’espère que cet article vous aura plût. J’aimerai savoir si vous connaissez d’autres films du même genre ce serait sympa d’en découvrir, d’ailleurs n’hésitez pas à me dire en commentaire vous quels sont vos coup de cœur. Prenez soin de vous et à un prochain article.

Lost River

Salut mes chats curieux,

Je suis super contente de vous retrouver pour cet article car cette semaine je vais vous parler de 3 films coup de cœur qui sont tous les 3 dans un registre, une atmosphère, une origine différent.

Mon premier coup de cœur de la semaine c’est Lost River de Ryan Gosling. Je voulais le voir depuis un petit bout de temps et je me suis dit que maintenant que je fais 4h30 de train par semaine c’est l’occasion de visionner les films que j’ai sur ma wish list (et qui commençait à devenir poussiéreuse haha). J’avais eue des mauvais échos lorsqu’il a été diffusé au festival de Cannes de fait d’un premier montage moins bon que la version actuelle. J’ai aussi vu qu’il n’avait pas attiré masse de foule mais d’après Allociné (ce n’est pas la meilleure référence mais au moins les gens lambda notent le film d’après ce qu’ils ont aimé et ça permet d’avoir une idée à peu près globale) il est plutôt bien noté 3/5 pour les spectateurs et 3,4/5 pour la presse. Et sur IMDB 5.8/10.

(source: Allociné)

Résumé:Billy est une mère célibataire. Elle habite avec ses deux enfants, Bones et Franky, un adolescent et un très jeune garçon, dans une ville proche de l’évanescence. Elle risque l’expulsion de sa maison si elle ne parvient pas à rembourser ses prêts. Le nouveau directeur de sa banque, Dave, lui propose un emploi, qu’elle n’accepte pas immédiatement.

De son côté, Bones arpente les ruines des alentours pour récolter du métal à revendre, mais un homme cruel, Bully, s’autoproclame maître des lieux et lui fait comprendre que personne d’autre que lui ne peut exploiter les éventuelles richesses des lieux abandonnés et lui vole le cuivre qu’il a récolté dans un immeuble. Plus tard, Bones s’introduit sur le territoire de Bully pour reprendre son bien. Dans sa fuite, il trouve un lac artificiel, sombre et inquiétant, dans lequel s’enfonce une route qui mène à une mystérieuse ville engloutie. Pendant ce temps, Billy finit par accepter le job proposé par Dave, sans vraiment savoir ce dont il s’agit. Elle se retrouve alors dans une salle de spectacle où des jeunes femmes se produisent dans des numéros macabres.

Bones se rapproche progressivement de sa voisine, Rat, qui vit avec sa grand-mère. Rat raconte que la création du réservoir a provoqué une malédiction qui explique la situation catastrophique des environs et qu’il faut ramener un morceau de la ville engloutie pour mettre fin à cette malédiction. (source: Wikipédia)

(Source: coming soon)

Personnellement je trouve que c’est bien peu par rapport à ce que je pense de lui. Sachant que c’est quand même son premier long-métrage ce qui n’a pas empêché une bonne partie du monde du cinéma d’en attendre beaucoup. Même si ok il est dans le monde du cinéma depuis 25ans (oui plutôt précoce de commencer à 10ans) mais passer d’acteur à réalisateur n’est pas aussi facile. Tout le monde n’est pas capable de réaliser un premier film parfait à moins d’être Quentin Tarantino.

Et surtout certains spectateurs ont trouvé le film nul parce qu’il n’a pas joué dedans, sérieusement ?!

Comme si être réalisateur/producteur et scénariste pour la première fois de sa vie n’était pas assez prenant faut en plus qu’il joue dedans. Bon personnellement je me demandais s’il était dedans mais je n’en ai pas été déçue. Déjà parce que j’ai vite été transporté par l’ambiance du film. Ryan Gosling s’est entouré d’une très bonne équipe d’acteurs mais aussi de techniciens. Déjà un directeur de la photographie habitué à des univers psychédéliques, chaotiques qui est Benoit Debie et quand on voit sa filmographie tel que Enter The void ou Spring breakers on reconnait ce côté à la fois éclairage aux néons, aux éclairages de la ville voire même pas d’éclairage du tout avez des zones sans lumières, noires dans certains plans. Accentuant le côté inquiétant et de malaise qu’on ressent dans ce film.

(Source: coming soon)

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai adoré le film, on voit clairement l’inspiration assumé de Ryan Gosling pour David Lynch, Darren Aronofsky, Terrence Malick ou encore Nicolas Winding Refn avec qui il a déjà travaillé. Mais malgré cela il a une part de lui, sa fascination pour les années 80 se fait ressentir dans ce film pour mon plus grand plaisir. L’histoire déjà est vraiment bien construite avec des personnages qui survivent entre eux ou d’autres qui détruisent tout dans leur folie. Je suis fasciné par le personnage de Rat interprété par la magnifique Saoirse Ronan. Elle représente avec sa fraicheur et son intelligence un espoir, mot qui a disparu depuis des années dans cette ville fantôme ou tout disparaît broyer par des machines ou calciné dans les flammes. Mais aux flammes s’oppose l’eau (calme, sage inspirante mais étouffante). C’est dans l’eau aussi que ce trouve l’espoir. Rat est la clé donnée à Bones pour lever la malédiction qui pèse sur Lost River, ramener à la surface un objet de la ville engloutie lèvera la malédiction. Les enfants sont les sauveurs du monde tandis que les adultes ont déjà acceptés leur sort. Le banquier lubrique embauchant des femmes pour animer des bloody shows tel qu’Eva Mendes ou Christina Hendriks en mère esseulé croulant sous les dettes. Ou Bully  jeune adulte fou qui aime tuer ou défigurer, figure inquiétante de ce thriller néo-noir, accentué par une BO parfaite. Je dois vous dire que depuis que j’ai vu ce film je ne cesse de réécouter Tell Me chanté par Saoirse Ronan.

(Source:Marla’s Movies.blogspot)

Parfois on en oublierait presque de respirer tant on a l’impression d’être sous la ville engloutie prisonnier de la malédiction.

J’espère que cet article vous aura plût. Si vous souhaitez partager votre avis n’hésitez pas à laisser un commentaire. Je vous dis à bientôt pour un prochain article et prenez soin de vous.

Billet d’humeur: Les blockbusters c’est de la merde?

Salut à tous,

 

J’espère que vous allez bien et que votre rentrée s’est bien passée. Il n’ y aura pas de lookbook pour cette semaine, je ne pense en faire que de temps en temps pour pouvoir apporter plus de critiques et d’analyses sur des œuvres qui me tiennent à cœur (et la liste est longue).

Durant cette rentrée et pendant ces cours que je trouve très intéressants un constat a pu se faire sur la diffusion des œuvres cinématographiques en France comme le blockbuster Ben Hur diffusé sur plus de 500 écrans cette semaine et qu’à côté des films d’auteurs comme La nuit et l’enfant qui n’est diffusé que dans 3 salles.

Je dois admettre que certaines choses me font peur comme la réussite commerciale de Sucid Squad réalisé par des actionnaires de Wall Street (disons-le clairement) détruisant par la même occasion la créativité d’un réalisateur hollywoodien (si on a réussi à vendre ce film alors qu’on a aucune connaissance du cinéma pas besoin d’embaucher des personnes créatifs puisqu’on arrive à le vendre quand même). J’avais peur d’être parano mais l’avis du fossoyeur de film m’a conforté sur mon opinion. Je ne suis pas la seule à ressentir le manque de création des studios Marvel et DC comics du moins en terme de films même si certains de leurs films n’en manquent pas.

Cela me remet aussi en question sur les films que je traite. J’adore les films et je m’y intéresse de près ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Du coup tout le monde ne se rend pas compte forcément de ça et/ou n’ont pas connaissances des œuvres d’auteurs (pas de budget pour les pubs).

J’ai donc envie de vous faire découvrir ces films dont peu de gens parlent. Attention, je préfère prévenir mais ces films-là ne sont pas des feel goods movies dont le but n’est pas de se faire choyer  et de se divertir pour faire de l’audimat. Ces films peuvent bousculer, mettre mal à l’aise (et c’est sans doute pour ça qu’ils fonctionnent moins bien). Alors pour certains d’entre vous qui n’avez pas l’habitude de ce type de films comme Les montagnes sacrées ou Eraserhead cela pourrait vous rebuter.

Je sais que quand les gens vont voir des films c’est pour se détendre, s’amuser, se divertir, penser à autre chose blablabla et je le fais aussi (il n’y a qu’à voir des films que j’ai traité jusqu’à maintenant). L’été et pendant les vacances surtout j’aime regarder des « feel goods movies » comme les cours ont repris je me remets dans des films un peu moins communs. Oui j’aime regarder des blockbusters (car ils ne sont pas tous merdique certains sont très bien comme Matrix) et regarder des films méconnus car ces deux types de films sont essentiels et que c’est important de ne pas se fermer dans un type. Les cinéphiles intellos (cliché haha) ont tendance à dénigrer les films et surtout les publics des blockbusters/gaumont et vice versa (placement de film haha).

Je trouve ça dommage pourquoi ne pas rallier les deux et surtout pourquoi jeter la pierre au public « facile » alors que ce sont pour la majorité, des gens qui n’ont pas de connaissance particulière dans le cinéma et donc ne savent pas forcément qu’il y a un cinéma d’art caché. Quand on voit 50 fois l’affiche d’un film ou il y a écrit « le meilleur de l’année » c’est facile de se faire avoir et difficile de remarquer les petits films qui n’ont pas de budget pubs. Avant de m’intéresser au cinéma, Truffaut, Godard me semblait lointains et  pédants sans même les connaitre. J’avais le sentiment que les films d’auteurs sont forcément des films mégalo, intello or pas du tout. Quentin Dupieux  est l’exemple même du cinéma d’auteur qui ne se prend pas au sérieux, décalés, WTF.

 

Le cinéma avant d’être un produit est avant tout un art et j’ai envie de vous faire découvrir cet aspect. Je sais que je prends des risques dans le sens  où je risque de parler de films qui n’intéresseront qu’un petit nombre mais je préfère parler de ce que j’aime que de parler pour conforter les gens. Je prends bien entendu l’avis des lecteurs en compte car un blog ça ne se fait pas tout seul, il y a moi qui écris et vous qui m’interprétez et me répondez. Dorénavant je parlerais d’œuvres un peu plus méconnus (et pas uniquement français ou américain) mais je parlerais aussi de blockbusters car je ne veux pas les dissocier et parce que le cinéma faut l’apprécier.

 

PS : je vais corriger mes anciens articles car des fois en me relisant je me rends compte que je fais pas mal de fautes mais je ne les vois que bien plus tard (genre au bout de plusieurs semaines haha).

 

J’espère que cet article vous aura plût, dites-moi en commentaire votre avis dessus ça m’intéresserai. Merci de me suivre, vous êtes de plus en plus nombreux, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous me motiver à continuer.

Lookbook: Pyjama Party #5

Salut mes chats curieux,

 

Dernier lookbook de la semaine je ne sais pas quand est-ce qu’on en refera un mais avec Ana on a tellement aimé faire ses shoot et réfléchir aux tenues qu’on a qu’une hâte c’est de recommencer sur d’autres thèmes.

J’espère que le dernier look sera à votre goût , c’est un peu le look « posey sur mon canapé » avec ce jogging bordeaux de chez Bershka et ce tee-shirt loose qui vient d’une université allemande sur lequel est écrit PEACE LOVE LIBERTY (cadeau de mon frère).

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Prenez soin de vous et à un prochain article.

6 Séries qui tuent #2

Salut mes chats curieux,

Aujourd’hui on se retrouve pour la suite des séries qui ont bercés mon adolescence et mon entrée dans le monde des adultes. Certaines sont finis depuis des lustres, d’autres annoncent leur « come back »  et d’autres encore sont en cours de production. Beaucoup préfèrent qu’on parle des séries qui sortent cette année mais je trouve ça dommage de ne pas s’intéresser à des anciennes qui visuellement n’ont presque pas vieillie et sont tellement cools qu’elles se laissent regarder 5ans plus tard.

 

La première série fait partie de ce cas. J’avais commencé à la regarder sur M6 quand elle sortait de façon hebdomadaire et je me suis maté tous les épisodes il y a 2ans alors qu’elle était fini depuis quelques années : Médium. C’était l’une des premières séries avec Dr House que je regardais assidûment (d’ailleurs je n’ai pas pu le mettre dans le classement même si bien entendu je vous la conseille et même re-conseille). C’est l’histoire d’Allison, une mère au foyer avec un mari extras, 3 filles blondes comme la paille extra aussi, bref tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais une série ou tout va bien n’intéresse personne, un jour Allison commence à faire des rêves étranges qui semblent très réels. Non seulement ils semblent mais en plus ils se réalisent. Ces rêves sont principalement des rêves sur des meurtriers, kidnappeurs,….. Cette série policière avec un petit côté fantastique vous embarque dès le premier épisode. La trame reste toujours pareille d’un épisode à l’autre mais l’intrigue change ce qui fait qu’on se laisse emporter par l’univers sans déchanter puisqu’on est habitué au déroulement sans deviner qui est le coupable. Et parallèlement à ces intrigues policières, il y a le côté plus intimes de la famille d’Allison mais aussi des relations qu’elle noue avec les policiers avec qui elle travaille comme le procureur Devalos par exemple.

 

 

Bon à la base j’étais un peu trop jeune pour la regarder et c’était surtout mon frère et mon père qui regardaient cette série même si je m’incrustais parfois devant la télé. J’ai redécouvert cette série il y a un an. Je me suis retapé toutes les saisons, épisodes par épisodes en quelques semaines j’avais tout vu. Les 4 saisons, j’ai reconnu des moments dans certains épisodes (surtout la saison 2) et j’ai redécouvert les autres saisons qui sont toutes aussi bien les unes que les autres. Ma préférée reste quand même la première, celle où on pose les bases de l’histoire le pourquoi du comment, les personnages (ce qu’ils ont fait, leurs personnalités, leurs psychoses aussi). Le fait que l’histoire se passe dans une prison (donc un même lieu confiné) on pourrait penser que le décor reste secondaire (car les personnages évoluent dans le même espace) et qu’on va miser sur les développements des personnages (ce qui a été très bien fait). Mais en réalité le lieu, la prison fait partie intégrante de l’histoire principale c’est même le fil conducteur de chaque épisode et de chaque personnage entre eux. Le fait que Michael Scofield soit le noyau de cette histoire et qu’il se soit fait tatoué sur tout le corps le plan de la prison a permis cela et les autres personnages agissent directement sur le lieu (et donc sur le corps de Michael Scofield) : quand Sucre le blesse (faisant disparaitre un morceau de la prison) et quand le Dingo qui a une mémoire incommensurable doit lui dessiner la partie perdue. Donc non seulement ils agissent sur Scofield même mais en plus sur la prison elle-même en cherchant à chaque épisode un stratagème pour s’évader.

Du coup quand on voit une première saison aussi parfaite on a peur pour la suite car ils ont déjà mis la barre très haute. Mais pas de panique la saison 2 est tout aussi tendue. C’est rare qu’une série joue avec mes nerfs mais celle-ci  je pense qu’elle est de loin une des plus réussie en termes de trames narratives, d’ambiances, de personnalités très imparfaites donc humaines (avec des personnages qui peuvent paraitre sains d’esprits mais qui ne sont pas à l’abri de pêter un cable, un peu comme nous en fait).

 

 

 

 

J’ai adoré cette série et pourtant j’ai été incapable de finir la saison 5, déjà parce qu’on m’a spoilé un épisode (et je peux vous dire ça coupe tout envie de continuer) bon j’ai fait l’effort de reprendre plusieurs mois après même en sachant ce qui allait se passer mais je ne savais pas comment cela allait se faire et bah c’est tellement badass !! Du coup j’ai réussi à finir la saison 4 et commencer la 5. Mais après j’avais mon bac à passer (donc oui ça date sachant que je suis en l3 cette année) et depuis je n’ai pas eue le courage de la continuer, soit parce que j’avais peur que ce temps de pause m’exclut de l’ambiance si je la reprend (je ne sais pas si je suis clair) soit aussi parce que j’ai peur de la finir car c’était la première série que je regardais en streaming qui était en cours de production (je ne m’attaquais toujours qu’à des séries terminer pour ne pas attendre chaque semaine un épisode et la première fois que j’ai commencé à regarder des séries en cours de production c’était avec Breaking Bad). Alors j’ai un peu le sentiment d’avoir grandi avec elle mais bon je n’aime pas rester sur ma faim alors je pense que je vais la finir haha.

 

 

Pour vous avouer je n’ai regardé que la saison 1 (il ne se passe pas grand-chose pour être honnête avec vous) mais c’est le genre de série qu’on peut regarder (comme je le fais actuellement) sans en être assidus vous pouvez regarder un épisode par semaine sans faire d’insomnies pour connaitre la suite.  Mais j’aime beaucoup cette série et je pense que vous l’aimerez aussi si comme moi vous êtes fasciné par le vintage, le passé. J’adore la mode des années 50 (même si cette époque à de quoi faire grincer des dents les féministes et même les miennes). Car je dois admettre que je déteste les personnages masculins de cette série, du coup je les insultes (en plus ça défoule) et parfois j’ai envie de frapper certaines potiches aussi (ok la je deviens trop violente). Il  y en a juste une, la nouvelle secrétaire de Don Draper qui est aussi l’héroine de la série (au début j’avais du mal avec son comportement aguicheuse même si au final on finit par comprendre qu’elle le fait influencer par la société « se trouver un mari sinon pourrir en tant que secrétaire » donc aguicheuse mais purement par stratégie et naiveté). J’aime beaucoup ce personnage car au début elle est niaise (donc insupportable) mais elle s’affirme de plus en plus dans un monde d’hommes et tente de se faire une place là ou aucune femme n’a pu  aller avant elle. J’admire sa force et je déplore la faiblesse de son opposée féminin qui n’est d’autre que la femme de Don Draper (le personnage principal qui est quand même un gentleman mais un gentleman con voila, et d’ailleurs c’est aussi le personnage principal). Sa femme si belle, si élégante, si parfaite qu’elle pourrait jouer dans une pub pour de la lessive (elle était mannequin avant son mariage, et tellement superficielle elle s’est mariée avec Don juste parce qu’ils allaient bien ensemble et qu’ils ressemblaient à la famille parfaite des années 50 avec un sourire Colgate).

C’est aussi la raison pour laquelle je vous conseille cette série malgré son côté sérieux on peut voir une dénonciation du machisme et de l’apologie du paraitre. Je pense qu’une série du même genre mais humoristique pourrait tout aussi bien fonctionner (et je pense qu’elle serait un peu plus attrayante) mais je me délecte des costumes et des décors qui sont hyper travaillés dans cette série (aucun détail n’est laissé au hasard).

 

 

La dernière série que j’ai découverte. Je commençais à en avoir marre des films Marvel et DC comics sans fond. Beaucoup d’explosions avec des dialogues simplets no thanks you. Du coup quand j’ai entendu parler que Netflix avec DC comics allaient produire des séries j’ai trouvé l’idée superbe. Vu que je trouvais que les films manquaient de fonds je me disais que ce n’était peut-être pas le format adaptés pour les super-héros alors que les comics (support original) fonctionnaient super bien car il y avait plusieurs numéros donc plus d’infos sur des personnages, plus d’histoires, plus de profondeur.  Idem pour les dessins animés, j’adorais regarder Batman (surtout les épisodes avec Damian son fils) ou la Ligue des héros. Du coup je me suis maté la première série (qui sera relié avec Jessica Jones et une autre) qui n’est d’autre que Daredevil.

Mon copain l’ai bien aimé mais sans plus et moi j’étais accro un petit moins à la fin de la saison 2 mais je vais la continuer tout de même. Comme je m’y attendais on en apprend plus sur la personnalité du Démon de Hells’kitchen et de              , son passé, ses défauts car oui un super héros à des faiblesses et c’est comme ça qu’on les préfère. Mais aussi son entourage et ses relations, après je trouve ça dommage d’un côté que par la suite certains découvre son identité ça nous enlève ce privilège et ça fait un peu disparaitre son côté mystérieux mais en même temps je pense que c’était important pour faire évoluer ces relations (un moment il y aurait eu un blocage).  La saison 3 promet d’être aussi bien que les deux premières ;).

 

Je vous conseille vivement cette série de Lena Dunham. Réalisé par des femmes pour des femmes et des hommes et c’est ce que j’aime. Le Sex and the City revisité mais en mieux, plus jeune, moins parfaites, plus galériennes, plus de cellulites et moins de complexes. On montre la femme telle qu’elle est, pas de 3 points lumières (plusieurs projecteurs placés autour de l’actrice pour accentuer ou atténuer certaines zones du visage et modifier les traits pour qu’ils soient plus « beaux ») sur Lena comme on le faisait avec Marlène Dietrich pour adoucir les traits de son visage. Non on la montre brut (comme avec les hommes à égalité ce qui est rare dans le cinéma). Et surtout la vie de ses héroïnes n’est pas idéalisées et ça fait du bien de voir du vrai, qu’un appartement ne ressemble pas à un magasin Ikea par exemple, que les filles ça se réveillent sans maquillage, Bref la réalité (et pourtant sans désacralisé la beauté de cette série réalisé par mon modèle féminin : elle rêvait de bosser dans le cinéma avec ses copines de fac (comme moi) et elle a réussi grâce à sa web-série Girls (pas comme moi par contre  mais peut-être un jour haha).

 

Voilà toutes mes séries, je ne pense pas vous faire d’autres articles séries avant un moment car je n’ai plus le temps d’en regarder mais je n’avais pas envie de ne pas parler d’une série que je ne peux que vous conseiller : Real Human (une série suédoise aux couleurs pastels ou des hubots (humanoides) asservis des humains jusqu’au jour ou un scientifique arrive à offrir a une petite bande de robots une part d’humanité. Mais même si être humain apporte les sentiments tels que l’amour on a tous enfouis au fond de nous une part sombre.

Et Dr House, Charmed,…

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Prenez soin de vous et à un prochain article.

 

 

 

Lookbook: Pyjama party #4

Salut mes chats curieux,

J’espère que vous allez bien et que ce début de semaine se passe bien pour vous.

La tenue que nous avons shooté est un pyjama recup’ à la base ce haut de chez Zara sur lequel est écrit « keep away from my boy » (reste loin de mon gars) est un haut de tous les jours recyclé en haut de pyjama et le legging est un simple legging idem recyclé en pyjama. Le genre de vêtements qu’on a tous mais avec lesquels on ne sort jamais avec mais qui reste suffisamment confortable pour en faire des pyjamas.

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J’espère que cet article vous aura plus. Prenez soin de vous et à un prochain article.

Pyjama Party le retour #3

Salut mes chats curieux,

 

J’espère que vous allez bien? Aujourd’hui c’est ma rentrée officielle donc ça y est les cours commencent et les soirées entrent copines qu’on a perdu de vue l’été aussi. Du coup dans nos rituels c’est soirée films et comme on finit toujours en pyjama on a décidé de vous montrer d’autres pyjama hyper cools pour regarder des films avec vos potes (nuits blanches) ou juste des films tout seul mais en pyjama 😉

Le premier de cette semaine est un pyjashort un peu loose avec un haut crop top sur lequel est écrit « express yourself » qui vient de chez Decathlon et un short sporty de chez Jennyfer. Le tout avec un brossage de dent (oui oui elle le fait pour de vrai haha).

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J’espère que cet article vous aura plût et vous aura motivé à inviter vos potes pour une soirée film ou série 😉 ou vous aura donner envie de vous mettre en mode cocooning .

Prenez soin de vous à un prochain article.

Ne pas faire de plans sur Comet

Salut mes chats curieux,

Je suis désolé de ne poster cet article que maintenant parce que je n’avais pas eue le temps d’en programmer un pour Mercredi. J’avais un gros week-end qui débutait Mardi après-midi jusqu’à dimanche soir donc je m’étais dit que Mercredi matin j’écris mon article et je vous le poste directement profitant de ces 5 jours de week-end pour écrire et programmer des articles. Malheureusement pour nous (mon copain et moi) le technicien fibre qui devait passer Mercredi matin à 8h nous a appelé à 10h pour dire qu’il décalait à Vendredi matin.

 

Donc je ne poste cet article qu’aujourd’hui soit Vendredi au lieu de Mercredi. D’ailleurs j’ai passé la moitié de ce week-end sans livre, sans internet, sans TV à Brest une ville que je ne connais pas et ou je ne connais personne. Du coup n’ayant comme activité journalière que regarder quelques films que j’avais sur mon pc et que j’avais pas encore visionné (pour les cas ou du genre) et marcher. Donc j’ai fait les deux et j’ai découvert que Brest n’était pas si moche que ce que j’appréhendais et que même je m’y plaisais bien en fin de compte. Je vous ferai d’ailleurs une visite guidée, si vous le souhaitez, dans un autre article.

Donc pour en revenir au sujet. Comet faisait partie de ces films que je mettais de côté pour ce genre de situation. Je dois dire que cet Ovni dont le scénario est un mélange de 500 jours ensemble et de Inception (en prenant et en réussissant là ou Inception a échoué) doté d’un montage qui fait penser à Mullholland Drive de David Lynch ou des films de Quentin Tarantino.

Je dois dire que c’est assez compliqué de résumé ce film mais une citation qu’Amélie Nothomb a noté pour résumé son livre Le Journal d’Hirondelle pourrait totalement convenir à ce film « C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou. ». (Bon c’est la même phrase mais elle n’a pas vraiment le même sens pour les deux œuvres pourtant elle les résume très bien).

 

Résumé :La rencontre dans un célèbre cimetière hollywoodien entre le névrosé Dell et la nerveuse Kimberly est le point de départ d’une tumultueuse relation amoureuse de six ans. Une montagne russe émotionnelle, entre Paris et New York, jusqu’aux collines d’Hollywood

 

 

  • Je vous conseille d’avoir vu le film pour lire cette analyse si vous ne voulez pas être « spoiler » 😉

Au début je me demandais comment ça se fait qu’un film Hollywoodien puisse avoir des cadrages qui défient les lois du cadrage. Je trouvais que visuellement ça faisait très beau mais sans savoir pourquoi. Surtout au tout début du film ou le personnage principal est de profil et regarde vers la droite. Logiquement dans ce plan le personnage devrait être décentralisé sur la gauche pour laisser un espace libre entre là ou il regarde et la limite du cadre (pour supposer la présence de ce qu’il regarde à droite). Sauf que dans ce plan il regarde à droite mais le bord du cadre s’arrête juste à ses yeux et il y a du vide sur les ¾ de l’image (à l’opposé de la direction de son regard) mais cela peut se justifier pour incruster sur l’image le titre du film et les infos « The following events take place over six years (a few parallel universes over) » ( les évènements qui suivent se déroulent 6 ans après et dans quelques univers parallèles). Mais le plan d’après est un  plan large ou le personnage se trouve en bas à droite du cadre ou apparait juste sa tête le reste de l’image est envahi par un mur bleu avec de grosses étoiles du coup comme rien n’est affiché on peut se demander pourquoi c’est cadré de cette façon et pas de la façon codifié hollywoodienne qu’on retrouve dans tous les films occidentaux ou ayant une culture occidentale. Je pense (et ce n’est que mon avis) c’est parce que nous ne sommes pas dans un film mais dans un rêve. Et je pense que nous le sommes durant tout le film excepté une scène la dernière et le moment où Dell dit à  Kimberly que sa théorie est fausse et que ça ne peut pas être un rêve jusqu’au moment où il lui demande de lui laisser une minute, il y a un retour dans le rêve pour modifier la réalité qui ne lui convient plus car il ne peut renoncer à elle. Il l’a retrouve donc dans un autre univers parallèle où ils peuvent être ensemble car celle où ils sont actuellement ne peut les rassembler.

Je ne sais pas si ces souvenirs proviennent d’une seule et une même vie ou ce sont plusieurs histoires d’amours des mêmes personnages dans d’autres univers parallèles. Je porte à croire que ce n’est qu’un seul univers vécu et ce qu’on voit dans le film en est la partie rêvée, les souvenirs qui s’entrelacent dans les rêves de Travis, et que la réalité n’apparait que quand il va la voir pour lui parler de ses rêves, puis reprend quand il n’accepte pas la fin de son histoire dans cet univers.

J’ai beaucoup aimé les effets visuels et ces moments dépaysants qui montrent bien la complexité des rêves, il n’y a pas de temporalité dans un rêve ni de lieu définit (la plupart des lieux sont flous derrière les personnages nets peut-être pour montrer ce qu’on voit en réalité dans nos rêves car quand on se souvient de nos rêves ils sont souvent hachés, sans liens direct entre une action et une autre. Il y a des moments où on ne se souvient plus, d’autres qu’on se souvient parfaitement mais la plupart du temps les seconds plans dans nos rêves soit changent du tout au tout, soit sont flous). Et c’est qui se passe dans ce film contrairement à Inception que je reproche de ne pas faire des séquences de rêves mais des séquences filmiques de film d’action, film fantastique, il y a bien trop de cohérences pour qu’on puisse croire à des rêves.

En Bref cette étoile mérite qu’on la regarde.

 

J’espère que cet article vous aura donnez envie de voir le film et si vous l’avez déjà vu n’hésitez pas à nous dire en commentaire comment vous l’interprété et ce que vous en avez pensé. Prenez soin de vous et à un prochain article.

 

La ligne verte

Salut mes chats curieux,

 

Aujourd’hui je vous parle d’un film que j’ai vu il y a quelques années. J’ai voulu vous faire cet article grâce au groupe facebook « Entre Blogueurs » ou chaque semaine il y a un thème différent pour le challenge de bloguer ensemble. Le thème de cette semaine est « Nuance de vert » et il se finit aujourd’hui (oui je le fais juste à temps haha). Je suis dégoutée de ne pas avoir eue le temps de participer au challenge de la semaine dernière qui s’intitulait « La vie en rose » car j’avais une idée de film qui m’était revenue (et qui était enfouie dans ma mémoire) mais du coup je vous en parlerai une autre fois tant pis. Cette fois je ne me fais pas avoir et je participe au challenge en vous proposant un film magnifique : La ligne Verte.

Un film que vous avez sans doute déjà vu car très populaire et surtout qui ne vieillit pas. C’est ma mère qui m’a fait découvrir ce film un soir ou il passait à la télé. Elle connait ma passion pour le cinéma et m’avait conseillé de le regarder car elle l’avait trouvé superbe.

 

Résumé :

Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d’une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s’efforçant d’adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts.

 

Que celui/celle qui a pleuré lève la main ! Qui moi ? Pas du tout haha. Bon je passe aux aveux, j’ai versé ma larme mais j’étais jeune et ce film aussi bien scénaristiquement que visuellement  très fort.

*Attention je me prête au jeu de l’analyse de film une première sur le blog haha *

Extrait Ligne Verte

Ce film à 17ans et n’a pas vieillit ce qui aide à faire de lui un classique que je ne peux que vous conseiller.  Visuellement il est superbe avec des jeux de lumière très travaillés, on sent une ambition artistique très présente et des cadrages symboliques magnifiques. Pour exemple on a la scène ou on voit John pour la première fois au début du film apparaissant d’abord de façon sonore, puis en amorce avec ses pieds (laissant deviner à quel point c’est un colosse sans le montrer) et tout ça pendant deux longues minutes (ça parait court mais deux minutes ou un personnage est présent sans qu’on le voit entièrement, sans avoir une idée précise de à quoi il ressemble demande un certain talent qu’on retrouve dans le King Kong de 1933 et dans le premier Alien et étrangement ces deux films sont considérés comme des chefs-œuvres). Et le moment où on le voit apparaitre est quand Paul s’adresse à lui. Moment symbolique puisqu’il est perçu par les autres personnages et surtout celui qui l’emmène (qui on le voit plus tard dans le film est un vrai c*n) comme un monstre et je vous ai dit plus haut que ce genre de plans (montrer en amorce c’est-à-dire une partie d’un corps d’un personnage est utilisé dans un des film de monstres pour montrer à quel point ce monstre/personnage est imposant) est donc utilisé pour des personnages monstrueux ce qui aux yeux des autres gardiens de prison est le cas. Pour eux John est un monstre, il n’y a que devant Paul qu’on le voit dans son entièreté laissant deviner que Paul lui le voit comme un homme (même si ce n’est pas le cas dans cette séquence et c’est peut-être pourquoi on le voit en contre-plongé pour accentuer son géantisme).

Ceci n’est qu’un exemple mais tout le film fonctionne comme ça ce qui montre bien que chaque plan, chaque effet visuel laisse transparaître quelque chose. Ce film est pour moi un chef d’œuvre autant visuellement que scénaristiquement.

Je vous ai fait une petite analyse d’une séquence et non du film car cet article ferait 10 pages haha (et surtout je ne pense pas en avoir les capacités)  mais c’est surtout pour vous donner une idée de comment il est pensé. Dans sa globalité on peut parler de la musique de film qui apporte une texture au film sans l’étouffer même si elle reste assez simple et belle. Quant aux personnages (pour ma part je n’ai pas lu le livre de Stefen King) leurs personnalités apparaissent petit à petit dans le film et pas dès le départ. Par exemple le petit c*n devient un grand c*n, Paul évolue et on en apprend plus sur John mais aussi les autres prisonniers auxquels on s’attache ou on déteste davantage. Mais ce film est psychologiquement très bien maitrisé. Il est tellement réussi sur tous les points que je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut. Je vous le conseille vivement.

*PS : Une analyse de séquence/film est subjectif, il n’existe pas qu’une vérité mais bien plusieurs dans les œuvres ce que je vois dans cette séquence est vu autrement par d’autres et sûrement même par vous, c’est pourquoi ça peut être sympa aussi d’avoir votre point de vue (même si vous n’avez jamais fait  d’analyses cela se base sur la perception. Cela me ferait très plaisir que vous me donniez votre interprétation  de cette séquence ou d’une autre du film.

D’ailleurs dites-moi si vous préférez que je fasse une critique plus générale ou ce type d’analyse et si ça vous plairait de participer.

 

Prenez soin de vous à un prochain article.