Les musiques de Charlie

Salut tous le monde,

j’avais tellement hâte d’écrire à nouveau des articles, j’étais pas mal occupé et je ne voulais pas écrire pour poster rapidement un article. Je voulais prendre le temps de parler d’un sujet que j’ai beaucoup aimé pour ne pas dire adoré. Il y a beaucoup de choses, de films et de livres que j’ai lu et regardé récemment dont je voulais vous parler mais avec les jours qui défilent j’avais perdu cette envie, je n’étais plus dedans, ou le fait de ne pas avoir tapé depuis un moment j’avais peur de ne plus savoir écrire, d’être bloqué c’est bizarre non ?

Bref, je vous retrouve pour un livre (que j’avais découvert en tant que film il y a 2 ans) qui m’a beaucoup touché. Je ne sais toujours pas si je parlerais du film ou du livre alors je vais vous parler des deux. La première fois que j’ai vu Le monde de Charlie c’était en Aout 2015 et il m’a beaucoup marqué et rendu fan de Heroes de David Bowie quelques mois avant sa mort (c’est bête mais je pensais qu’il était immortel ça doit être parce que j’écoutais Heroes quasiment tous les jours et d’un coup le fait qu’il ne soit plus la et que je pouvais quand même continuer a écouter cette chanson m’a donné l’impression qu’il était immortel, ce qui est cynique puisque dans le film à chaque fois que les personnages écoutent cette musique, ils se sentent immortels eux aussi.)

Résumé : Au lycée ou il vient d’entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible,pas « raccord ». Pour son prof de Lettres, c’est un prodige ; pour les autres juste un freak. En attendant il reste en marge, jusqu’au jour où deux étudiants, Patrick et la Jolie Sam le prennent sous leur aile.

« J’ai passé toute la nuit à l’enregistrer et j’espère que Patrick l’aimera autant que moi. Surtout la face B. J’espère que c’est le genre de face B qu’il pourra écouter chaque fois qu’il sera tout seul en voiture, et qui l’aidera à se sentir rattaché à quelque chose chaque fois qu’il sera triste.

Quand, finalement, j’ai eu la cassette dans la main, j’ai ressenti un truc incroyable. D’un coup, je me suis dit que dans ma main, y avait cette cassette toute bête, pleine de souvenirs ; d’émotions, de grand bonheur et de tristesse. Juste là, au creux de ma main. Et j’ai pensé au nombre de gens qui aiment ces chansons. Et à tous ceux qui ont des périodes difficiles et qui s’en sont sortis grâce à ces chansons. Et à ceux qui ont passé de bons moments avec ces chansons. Et à tout ce que ces chansons veulent vraiment dire.»

L’une des raisons pour lequel j’ai adoré le film et le livre (oui je trouve que les deux se valent, le film respecte beaucoup le livre et le personnage de Charlie, même si le livre permet d’être davantage dans sa tête et de ressentir encore plus sa sensibilité et sa dépression que dans le film). Donc ce que j’ai le plus adoré dans ces œuvres c’est le choix musical qui me correspond totalement. Si dans le film c’est Heroes de David Bowie qui est à l’honneur (comme dans le films Horns d’ailleurs que j’ai vu à la même période) dans le livre c’est Asleep des Smith, et je trouve que la musique change beaucoup de chose sur le Charlie du livre et du film. Si Heroes est pleine d’espoir même « just for one day » Asleep (que j’avais découvert grâce à Suckerpunch et dont j’ai usé le bouton replay tellement cette musique me prenait), est beaucoup plus mélancolique et surtout elle accueille la mort comme quelque chose de salvateur.

Je trouve le Charlie du livre un peu plus sombre, un peu plus tourné vers la mort que le Charlie du film. C’est aussi pour ça que je suis attaché à ce personnage car il me ressemble beaucoup même si je suis optimiste, je suis moi-même hypersensible et je ne peux rien contre une dépression qui me tombe dessus sans forcément de raisons . Charlie est perçu comme quelqu’un de différent ce qui a toujours été mon cas et comme Charlie cela ne me dérange pas tant que ça. Je pense qu’avec cette œuvre j’ai commis l’erreur d’être « une éponge et non un tamis » comme le préconise Bill son prof de lettres quand il lui conseille La source vive . Parfois j’ai l’impression d’être la face B d’une cassette plus souvent que la phase A.

Mais Charlie c’est aussi la découverte d’un autre univers que le sien plus acidulé, plus joyeux et plus vivant grâce à Sam et Patrick deux personnages haut en couleurs et c’est pas rien de le dire. Ils sont libre d’être qui ils veulent être même si ce n’est pas toujours évident dans leur relations sentimentales. Ils sont vrais et profitent de la vie, comme Charlie à partir d’un certain âge on a découvert autres choses comme les soirées ou s’amuser, et d’autres choses pas forcément légaux. D’ailleurs dans le film je ne suis pas déçue de voir deux acteurs de talent que j’apprécie beaucoup Ezra Miller pour lequel j’ai eu un coup de foudre dès sa révélation à Cannes avec We need to talk about Kevin et Emma Watson car même si je ne suis pas fan de HP et pas du tout une potterhead j’admet, je la trouve magnifique dans son jeu.

Même si ils n’ont pas cette hypersensibilité ils ont une sensibilité qui leur est propre et qui ramène Charlie à la vie lui permette de faire le deuil de Mickael son meilleur ami car on a tous aussi connu des moments difficiles comme la mort, le lynchage scolaire (à différents niveaux). C’est pour ça que ce livre m’a fait l’effet d’une gifle j’avais l’impression d’y voir des morceaux de ma personnalité et de ma vie (car ma vie n’est pas non plus calqué sur Charlie et vice versa). Et je trouve qu’il est le reflet de beaucoup d’adolescents, ce qui montre que même d’un pays à un autre , d’une culture à une autre nous ne sommes pas si différents, nous avons les mêmes problèmes, les mêmes névroses.

Si je devais rajouter une musique sur la face B de la cassette de Charlie se serait Nothing left to lose de Kari Kimmel. Et vous ?

J’espère que cet article vous aura plût, prenez soin de vous et au prochain article.

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Quand la manipulation mène à la folie

Mademoiselle de Park-Chan Wook:

Hello Hello,

J’essaye de faire un article par semaine au moins mais c’est dur mon planning est plein jusqu’en Avril 2017, trop de projets mais en même temps travailler dans le cinéma est un rêve que j’espère réaliser.

Résumé :Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Le film dont je vais vous parler est sorti il n’y a pas longtemps et je ne sais malheureusement pas si il est encore l’affiche. En tout cas il rencontre un petit succès et, pour peu je suis resté toute la durée du film scotché à celui-ci sans savoir qu’il durait 2h30. Par moment il m’arrivais même d’oublier que j’étais dans une salle de cinéma entouré de pleins de gens face à un thriller érotique. Mais le scénario est tellement bien ficelé et maîtrisé qu’il nous tient en haleine, sans parler du travail sur l’image qui relève presque du cinéma contemplatif.

« Tout va bien…Chacun joue son rôle à la perfection »

Bon pour être honnête avec vous si vous êtes prude ou que les scènes de sexes vous gêne passez votre chemin, je dois dire que Games of thrones m’a habitué, je trouve ça presque routinié maintenant. Mais ici les scènes de sexes (hormis une) ne sont pas gratuites puisqu’elles impactent sur  l’histoire mais aussi sur l’évolution des personnages, de plus la musique ainsi que le cadre rend ces scènes dans une dimension d’avantage sensuel ou sexuel (en tout cas c’est l’impression que ça me fait).

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Comme certains le savent, je suis, en plus de faire du cadrage et de la réalisation,  accessoiriste et autant vous dire que les décors et costumes luxueux sont juste magnifiques j’ai l’impression que je pouvais toucher la matière avec les yeux. Je suis fasciné par la beauté des costumes traditionnelles coréens et japonais sans parler de la grâce des actrices qui sont d’une élégance et d’une beauté saisissante.

En plus de ce visuel magnifique et de ce thriller hyper bien maîtrisé le film soulève un problème sociétal de son époque : l’utilisation des femmes comme objet sexuel. Et c’est ce que j’apprécie avec ce film ce sont ces 2 personnages Sookee (la servante) et Hideko (l’aristocrate japonaise) qui sont idiotes et soumises aux hommes et pourtant…

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J’espère que l’article vous a plût, n’hésitez pas à me dire en commentaire si ce film vous intéresse et si vous l’avez déjà vu ce que vous en pensez. Prenez soin de vous et à un prochain article.

Léonardo Dicaprio sur une plage? Et c’est pas dans ParisMatch

Salut mes chats curieux,

Aujourd’hui j’avais envie de vous chroniquer un film que j’ai regardé hier, La plage de Danny Boyle (histoire de rester du côté estival).

J’avais envie de vous parler de ce film un peu psychédélique, un peu fou comme Richard (Alias Léonardi Di Caprio), un peu vrai aussi car sous ses airs de Thriller, Boyle dénigre un peu notre société et celle utopique qui vit sur la plage. Je n’ai malheureusement pas lu le livre mais après avoir vu le film je me suis dit que je devrais y jeter un oeil.

Résumé: Richard, jeune Américain, amateur de sensations inédites a choisi l’Asie comme terrain d’élection, dans l’espoir d’y vivre des aventures fortes et exaltantes. Dans un hôtel miteux de Bangkok boudé par les touristes, il fait la connaissance d’un couple de Francais, Françoise et Etienne. Dans la nuit, un homme au regard halluciné fait irruption dans sa chambre et évoque une île secrète, une plage paradisiaque, où il aurait vécu plusieurs années au sein d’une petite communauté d’esprits libres. Le lendemain, Richard retrouve une carte de l’île et le cadavre de Daffy.

Richard est le touriste américain typique et il le dit lui-même « On est tous sur la même longueur d’onde, faire 1000Km et tout ce qu’on veut c’est de se retrouver devant un écran comme à la maison, à quoi ça rime tout ça?! » Il veut briser la routine et vivre l’expérience, cette rencontre avec Daffy un barge qui carbure à la beuh lui en donne le privilège: aller sur une plage qui ressemble au paradis mais qui est interdite et dont peu de gens en connaissent l’existence ». Richard, Françoise et Etienne tous les 3 embarquent pour l’île et ne reculent plus quitte à se mettre en danger.

Et voila qu’ils tombent sur un village, une utopie, mais on sait bien que les utopies ne peuvent exister que dans nos songes, car quand on s’y risque à les appliquer ils finissent par nous décevoir, et détruire ceux qu’on a impliqué dedans.

Dans ce village qui semble si paisible la seule chose qui compte c’est le plaisir, le bonheur et pour le maintenir il faut éviter tout contact avec le reste de la société même pour des soins médicaux. Il vaut mieux mourir que de prendre le risque de trahir le secret et cela la communauté va l’apprendre à ses dépens, car pendant les 5 premières années tout va bien personne ne meurt et surtout personne n’est grâvement blessé. C’est quand un requin attaque un des autochtone du village qu’on se rend compte que l’équilibre ne se maintient que par un fil. Car la mort s’oublie vite mais celui qui ne meurt pas et qui souffre envahit et empiètre sur le bonheur des autres. Alors c’est simple pour que les villageois redeviennent heureux il faut isoler celui qui souffre « loin des yeux, loin du coeur » et c’est cette décision qui semble convenir à tout le monde sauf à Etienne (sûrement le seul sain d’esprit) qu’on se rend compte que cette utopie n’est que superficielle. Une utopie qui en plus d’être en danger de l’intérieur l’est aussi de l’extérieur à cause d’une bourde commise par Richard.

 

J’ai beaucoup aimé ce film, la voix-off un peu sarcastique de Richard rythme le film et apporte toujours un autre regard sur l’image que l’on perçoit. L’esthétique visuelle du film peut être parfois envoutante, on se délecte d’un Bangkok sous un temps tropical et chaud et parfois époustouflant comme cette Plage (de nuit comme de jour). Mais ce que j’aime le plus dans le film c’est aussi la BO, les sons psychédéliques qui accentue cette tension, cette chaleur presque écrasante (oui on sent la chaleur écrasante à travers des jeux sonores: des bruissements de vêtements, de feuilles, des sons d’animaux exotiques,des ventilateurs,…) elle rajoute du relief au film et les moments de musiques sont des bouffés d’airs.

 

J’espère que mon article vous a plût, n’hésitez pas à me donnez votre avis sur ce film.

Prenez soin de vous et à un prochain article.