Billet d’humeur: Les blockbusters c’est de la merde?

Salut à tous,

 

J’espère que vous allez bien et que votre rentrée s’est bien passée. Il n’ y aura pas de lookbook pour cette semaine, je ne pense en faire que de temps en temps pour pouvoir apporter plus de critiques et d’analyses sur des œuvres qui me tiennent à cœur (et la liste est longue).

Durant cette rentrée et pendant ces cours que je trouve très intéressants un constat a pu se faire sur la diffusion des œuvres cinématographiques en France comme le blockbuster Ben Hur diffusé sur plus de 500 écrans cette semaine et qu’à côté des films d’auteurs comme La nuit et l’enfant qui n’est diffusé que dans 3 salles.

Je dois admettre que certaines choses me font peur comme la réussite commerciale de Sucid Squad réalisé par des actionnaires de Wall Street (disons-le clairement) détruisant par la même occasion la créativité d’un réalisateur hollywoodien (si on a réussi à vendre ce film alors qu’on a aucune connaissance du cinéma pas besoin d’embaucher des personnes créatifs puisqu’on arrive à le vendre quand même). J’avais peur d’être parano mais l’avis du fossoyeur de film m’a conforté sur mon opinion. Je ne suis pas la seule à ressentir le manque de création des studios Marvel et DC comics du moins en terme de films même si certains de leurs films n’en manquent pas.

Cela me remet aussi en question sur les films que je traite. J’adore les films et je m’y intéresse de près ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Du coup tout le monde ne se rend pas compte forcément de ça et/ou n’ont pas connaissances des œuvres d’auteurs (pas de budget pour les pubs).

J’ai donc envie de vous faire découvrir ces films dont peu de gens parlent. Attention, je préfère prévenir mais ces films-là ne sont pas des feel goods movies dont le but n’est pas de se faire choyer  et de se divertir pour faire de l’audimat. Ces films peuvent bousculer, mettre mal à l’aise (et c’est sans doute pour ça qu’ils fonctionnent moins bien). Alors pour certains d’entre vous qui n’avez pas l’habitude de ce type de films comme Les montagnes sacrées ou Eraserhead cela pourrait vous rebuter.

Je sais que quand les gens vont voir des films c’est pour se détendre, s’amuser, se divertir, penser à autre chose blablabla et je le fais aussi (il n’y a qu’à voir des films que j’ai traité jusqu’à maintenant). L’été et pendant les vacances surtout j’aime regarder des « feel goods movies » comme les cours ont repris je me remets dans des films un peu moins communs. Oui j’aime regarder des blockbusters (car ils ne sont pas tous merdique certains sont très bien comme Matrix) et regarder des films méconnus car ces deux types de films sont essentiels et que c’est important de ne pas se fermer dans un type. Les cinéphiles intellos (cliché haha) ont tendance à dénigrer les films et surtout les publics des blockbusters/gaumont et vice versa (placement de film haha).

Je trouve ça dommage pourquoi ne pas rallier les deux et surtout pourquoi jeter la pierre au public « facile » alors que ce sont pour la majorité, des gens qui n’ont pas de connaissance particulière dans le cinéma et donc ne savent pas forcément qu’il y a un cinéma d’art caché. Quand on voit 50 fois l’affiche d’un film ou il y a écrit « le meilleur de l’année » c’est facile de se faire avoir et difficile de remarquer les petits films qui n’ont pas de budget pubs. Avant de m’intéresser au cinéma, Truffaut, Godard me semblait lointains et  pédants sans même les connaitre. J’avais le sentiment que les films d’auteurs sont forcément des films mégalo, intello or pas du tout. Quentin Dupieux  est l’exemple même du cinéma d’auteur qui ne se prend pas au sérieux, décalés, WTF.

 

Le cinéma avant d’être un produit est avant tout un art et j’ai envie de vous faire découvrir cet aspect. Je sais que je prends des risques dans le sens  où je risque de parler de films qui n’intéresseront qu’un petit nombre mais je préfère parler de ce que j’aime que de parler pour conforter les gens. Je prends bien entendu l’avis des lecteurs en compte car un blog ça ne se fait pas tout seul, il y a moi qui écris et vous qui m’interprétez et me répondez. Dorénavant je parlerais d’œuvres un peu plus méconnus (et pas uniquement français ou américain) mais je parlerais aussi de blockbusters car je ne veux pas les dissocier et parce que le cinéma faut l’apprécier.

 

PS : je vais corriger mes anciens articles car des fois en me relisant je me rends compte que je fais pas mal de fautes mais je ne les vois que bien plus tard (genre au bout de plusieurs semaines haha).

 

J’espère que cet article vous aura plût, dites-moi en commentaire votre avis dessus ça m’intéresserai. Merci de me suivre, vous êtes de plus en plus nombreux, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous me motiver à continuer.

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La ligne verte

Salut mes chats curieux,

 

Aujourd’hui je vous parle d’un film que j’ai vu il y a quelques années. J’ai voulu vous faire cet article grâce au groupe facebook « Entre Blogueurs » ou chaque semaine il y a un thème différent pour le challenge de bloguer ensemble. Le thème de cette semaine est « Nuance de vert » et il se finit aujourd’hui (oui je le fais juste à temps haha). Je suis dégoutée de ne pas avoir eue le temps de participer au challenge de la semaine dernière qui s’intitulait « La vie en rose » car j’avais une idée de film qui m’était revenue (et qui était enfouie dans ma mémoire) mais du coup je vous en parlerai une autre fois tant pis. Cette fois je ne me fais pas avoir et je participe au challenge en vous proposant un film magnifique : La ligne Verte.

Un film que vous avez sans doute déjà vu car très populaire et surtout qui ne vieillit pas. C’est ma mère qui m’a fait découvrir ce film un soir ou il passait à la télé. Elle connait ma passion pour le cinéma et m’avait conseillé de le regarder car elle l’avait trouvé superbe.

 

Résumé :

Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d’une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s’efforçant d’adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts.

 

Que celui/celle qui a pleuré lève la main ! Qui moi ? Pas du tout haha. Bon je passe aux aveux, j’ai versé ma larme mais j’étais jeune et ce film aussi bien scénaristiquement que visuellement  très fort.

*Attention je me prête au jeu de l’analyse de film une première sur le blog haha *

Extrait Ligne Verte

Ce film à 17ans et n’a pas vieillit ce qui aide à faire de lui un classique que je ne peux que vous conseiller.  Visuellement il est superbe avec des jeux de lumière très travaillés, on sent une ambition artistique très présente et des cadrages symboliques magnifiques. Pour exemple on a la scène ou on voit John pour la première fois au début du film apparaissant d’abord de façon sonore, puis en amorce avec ses pieds (laissant deviner à quel point c’est un colosse sans le montrer) et tout ça pendant deux longues minutes (ça parait court mais deux minutes ou un personnage est présent sans qu’on le voit entièrement, sans avoir une idée précise de à quoi il ressemble demande un certain talent qu’on retrouve dans le King Kong de 1933 et dans le premier Alien et étrangement ces deux films sont considérés comme des chefs-œuvres). Et le moment où on le voit apparaitre est quand Paul s’adresse à lui. Moment symbolique puisqu’il est perçu par les autres personnages et surtout celui qui l’emmène (qui on le voit plus tard dans le film est un vrai c*n) comme un monstre et je vous ai dit plus haut que ce genre de plans (montrer en amorce c’est-à-dire une partie d’un corps d’un personnage est utilisé dans un des film de monstres pour montrer à quel point ce monstre/personnage est imposant) est donc utilisé pour des personnages monstrueux ce qui aux yeux des autres gardiens de prison est le cas. Pour eux John est un monstre, il n’y a que devant Paul qu’on le voit dans son entièreté laissant deviner que Paul lui le voit comme un homme (même si ce n’est pas le cas dans cette séquence et c’est peut-être pourquoi on le voit en contre-plongé pour accentuer son géantisme).

Ceci n’est qu’un exemple mais tout le film fonctionne comme ça ce qui montre bien que chaque plan, chaque effet visuel laisse transparaître quelque chose. Ce film est pour moi un chef d’œuvre autant visuellement que scénaristiquement.

Je vous ai fait une petite analyse d’une séquence et non du film car cet article ferait 10 pages haha (et surtout je ne pense pas en avoir les capacités)  mais c’est surtout pour vous donner une idée de comment il est pensé. Dans sa globalité on peut parler de la musique de film qui apporte une texture au film sans l’étouffer même si elle reste assez simple et belle. Quant aux personnages (pour ma part je n’ai pas lu le livre de Stefen King) leurs personnalités apparaissent petit à petit dans le film et pas dès le départ. Par exemple le petit c*n devient un grand c*n, Paul évolue et on en apprend plus sur John mais aussi les autres prisonniers auxquels on s’attache ou on déteste davantage. Mais ce film est psychologiquement très bien maitrisé. Il est tellement réussi sur tous les points que je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut. Je vous le conseille vivement.

*PS : Une analyse de séquence/film est subjectif, il n’existe pas qu’une vérité mais bien plusieurs dans les œuvres ce que je vois dans cette séquence est vu autrement par d’autres et sûrement même par vous, c’est pourquoi ça peut être sympa aussi d’avoir votre point de vue (même si vous n’avez jamais fait  d’analyses cela se base sur la perception. Cela me ferait très plaisir que vous me donniez votre interprétation  de cette séquence ou d’une autre du film.

D’ailleurs dites-moi si vous préférez que je fasse une critique plus générale ou ce type d’analyse et si ça vous plairait de participer.

 

Prenez soin de vous à un prochain article.