La La Land donne le La!

Hello Hello !

Je suis silencieuse ces derniers temps parce que j’ai été prise dans un engrenage frénétique sans fin ou les projets s’enchaînent les uns après les autres comme Denis Lavant qui enchaîne les personnages sur personnages dans Holly Motors que j’ai vu dernièrement. Métafilm dont j’espère avoir l’occasion de vous parler un jour (d’ailleurs depuis que je retourne au ciné-club, et Dieu que ça m’avait manqué, je découvre des œuvres surprenantes).

Mais aujourd’hui ou plutôt ce soir, car je sors tout juste d’une avant première (avec un petit détour à Del Arte car je ne suis pas inspiré si j’ai (la tête comme) le ventre vide) et c’est celle de LalaLand alors je vais vous parler de ce film.

Résumé :Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…Le destin va réunir ces doux rêveurs,mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood?

Étant une fan des chorégraphies de Bob Fosse et des comédies musicales des années 50, les danses de La La Land manquaient de spectaculaire, étant presque toujours en duo, sauf la première et la dernière comme toutes comédies musicales qui se respectent (ce serait un peu comme un western sans la grand duel finale il manquerait quelque chose) ça envoi moins du lourd. Bob fosse aimait mettre beaucoup de danseurs pour désacraliser les stars du coup pour LalaLand ca n’était pas le but bien au contraire puisque ces deux inconnus qui dansent un jour dans les étoiles de l’observatoire Griffin finissent par y atterrir tant bien que mal, mais la vue des étoiles est plus belle que celle depuis les étoiles.

Après en avoir discuté avec des copines après la séance on a vu pleins de références différentes de comédies musicales notamment chantons sous la pluie quand Ryan Gosling fait le tour du lampadaire , parler des claquettes, un américain à Paris,.. Mais Ryan Gosling et Emma Stone se complétaient très bien en tant que partenaires de danse et même dans le jeu des acteurs, personnellement je trouve que les passages ou Ryan Gosling joue le mieux c’est quand il ne parle pas mais après sa voix vf ne le mettait pas en valeur contrairement à Emma Stone qui se fondait assez bien.

On a beaucoup aimé les chansons chantées mais on a trouvé dommage que la musique leitmotiv du film qui vient quand même de Sébastien ne soit pas du jazz .Même si il y a une base de Jazz elle perd cette identité. Le personnage principal est quand même un passionné de Jazz dans ce qu’elle a d’authentique, dans ce qu’elle raconte, car le jazz est une rencontre entre l’harmonie savante européenne et la rythmique (le swing) de la culture noire et je trouve que « city of stars » manque de swing. J’ai d’ailleurs appris récemment par un de mes profs passionné de Jazz que le jazz des années 20 désignait la musique populaire et moderne de Broadway et que la véritable identité du Jazz telle qu’on la connaît aujourd’hui apparaît dans les années 30. Car le chanteur de Jazz (1927) ne chante jamais de Jazz mais justement le même genre que celui qu’on retrouve dans le film, hormis quelques passages où le Jazz pure est présent.

Afficher l'image d'origine

Linus Sandgren le Kandinsky du cinéma!

Si le scénario comme toutes les comédies musicales n’a pas de quoi casser 3 pattes à un canard (excepté peut-être Cabaret et Chicago) je rencontre enfin le travail de Linus Sandgren le directeur de la photographie que j’ai découvert il y a quelques jours sur la newsletter de l’AFC puisqu’il en était l’invité. L’entendre discuter de l’équipe avec qui il a travaillé, les anecdotes sur le choix des éclairages qui impactent sur la robe d’Emma Stone. (Bref un travail de collaboration et d’inspiration). Ca m’a mit des paillettes pleins les yeux en me disant « olala j’espère que moi aussi je pourrais bosser comme ça un jour » ! Pour l’instant je me délecte de Lalaland et il me tarde de voir d’autres œuvres sur lesquelles il a travaillé.

Afficher l'image d'origine

Pour en revenir à l’esthétique visuelle du film car même si l’axe principal d’une comédie musicale reste principalement sur le son en jouant sur les niveaux sonores et c’est là que Linus Sandgren joue un rôle important ce sont ces plans magnifiques très colorés à la Kandinsky qui passent soudainement à du clair obscur de Le Caravage. (Ma culture picturale étant limitée et je la dois à ce que j’apprends durant mes études ces plans m’ont fait penser à ces peintres quelqu’un d’un peu plus expert saura sans doute mieux que moi les possibles inspirations de Sandgren). Mais je reste fascinée par le changement d’état de la lumière quand les personnages commencent à chanter, s’isolant des autres et du monde qui les entourent, découpés sur un fond noir tantôt vif. L’utilisation de la pellicule 35mm anachronique très classique en Panavision montre aussi la beauté du paysage mais aussi de la lumière naturelle d’un ciel rosé.

Afficher l'image d'origine

Si le propre de l’homme est le rire je n’en reste pas moins persuadé que le propre de la comédie musicale c’est une rythmique colorée que ce soit dans les costumes (la robe mauve ou jaune d’Emma, les rideaux vert de son appartement, les néons rouges des enseignes,…) un ensemble de couleur vives et de lumières se transformant au son de la musique car le jazz se joue avec une palette sombre et or et la comédie de Broadway avec des couleurs plus vives, à chaque son sa couleur comme faisait Kandinsky.

Afficher l'image d'origine

Ca fait longtemps que je n’avais pas vu une comédie musicale si proche de celle des années 50 et je trouve ça sympa, c’est un film à voir sur grand écran naturellement. J’ai hâte d’avoir vos avis la-dessus 🙂

Publicités

Doute de soi et remise en question

Salut à tous,

J’espère que vous passez de bonnes fêtes, je vous souhaite un Joyeux Noël à tous et que l’année 2017 sera une excellente année dans tous les domaines.

large

Cette année se termine sur quelques notes négatives (rien de grave) qui me font remettre en question mes envies professionnelles et il se trouve que ce début décembre j’avais l’occasion de faire quelque chose que je n’avais jamais fait avant. Même si j’ai déjà tourné quelques vidéos avec ma caméra (au final assez peu) qui étaient satisfaisantes car c’était des scénarios avec des plans déjà constitués dans mon esprit et avec la possibilité de retourner un même plan plusieurs fois. Cette fois c’était une captation d’un événement. C’était la première fois que je devais m’adapter à ce que je filmais puisque la réalité n’est pas prévisible. Je me faisais une joie de faire ce travail et j’avais la sensation que j’y arriverai. Bref je m’étais sentie poussée des ailes et comme Icare elles avaient finies par brûler car cette excès de confiance m’avait enlevé l’une des choses les plus importantes pour réussir cette captation : la concentration.

large1

C’est dire que je me sens tellement nulle de ne pas avoir pris conscience de l’ampleur du travail et de la concentration dont j’avais besoin pour ce poste causé par mon euphorie et du coup ma stupidité, sachant que cette erreur n’est nullement rattrapable. Et par ma faute cela impacte sur le travail d’autres personnes qui se sont donnés beaucoup de mal pour organiser cet événement. Cela fait plusieurs jours mais ça me pèse encore,sûrement pour ça que j’ai besoin de m’exprimer car même si je me suis excusé auprès des organisatrices de l’événement je sais l’importance que ça avaient pour elles d’avoir cette vidéo et les excuses ne réparent pas les pots cassés comme on dit. J’aimerai tellement rattraper mon erreur mais une captation c’est pas comme un clip ça ne se rattrape pas.

large2

Alors je me pose encore la question de savoir si je suis faite pour ça et capable de le faire il se trouve que heureusement/malheureusement (je ne sais pas encore) je suis obstinée, têtue et que même si je n’ai pas eue le courage de prendre mon reflex depuis ça, jusqu’à hier soir sur les demandes de ma famille pour noël. J’ai envie de m’améliorer de faire mieux pour qu’un jour je puisse me racheter et faire mieux que ça et de ne plus me surestimer pour ne pas commettre à nouveau un hubris.

large3

Je ne suis vraiment mais vraiment pas du genre à exprimer mes sentiments, émotions alors en public je suis déjà gênée. Mais je pense que c’est important pour moi de me rendre compte de cette erreur pour j’espère ne plus la commettre.

Quand la manipulation mène à la folie

Mademoiselle de Park-Chan Wook:

Hello Hello,

J’essaye de faire un article par semaine au moins mais c’est dur mon planning est plein jusqu’en Avril 2017, trop de projets mais en même temps travailler dans le cinéma est un rêve que j’espère réaliser.

Résumé :Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Le film dont je vais vous parler est sorti il n’y a pas longtemps et je ne sais malheureusement pas si il est encore l’affiche. En tout cas il rencontre un petit succès et, pour peu je suis resté toute la durée du film scotché à celui-ci sans savoir qu’il durait 2h30. Par moment il m’arrivais même d’oublier que j’étais dans une salle de cinéma entouré de pleins de gens face à un thriller érotique. Mais le scénario est tellement bien ficelé et maîtrisé qu’il nous tient en haleine, sans parler du travail sur l’image qui relève presque du cinéma contemplatif.

« Tout va bien…Chacun joue son rôle à la perfection »

Bon pour être honnête avec vous si vous êtes prude ou que les scènes de sexes vous gêne passez votre chemin, je dois dire que Games of thrones m’a habitué, je trouve ça presque routinié maintenant. Mais ici les scènes de sexes (hormis une) ne sont pas gratuites puisqu’elles impactent sur  l’histoire mais aussi sur l’évolution des personnages, de plus la musique ainsi que le cadre rend ces scènes dans une dimension d’avantage sensuel ou sexuel (en tout cas c’est l’impression que ça me fait).

Afficher l'image d'origine

Comme certains le savent, je suis, en plus de faire du cadrage et de la réalisation,  accessoiriste et autant vous dire que les décors et costumes luxueux sont juste magnifiques j’ai l’impression que je pouvais toucher la matière avec les yeux. Je suis fasciné par la beauté des costumes traditionnelles coréens et japonais sans parler de la grâce des actrices qui sont d’une élégance et d’une beauté saisissante.

En plus de ce visuel magnifique et de ce thriller hyper bien maîtrisé le film soulève un problème sociétal de son époque : l’utilisation des femmes comme objet sexuel. Et c’est ce que j’apprécie avec ce film ce sont ces 2 personnages Sookee (la servante) et Hideko (l’aristocrate japonaise) qui sont idiotes et soumises aux hommes et pourtant…

Afficher l'image d'origine

J’espère que l’article vous a plût, n’hésitez pas à me dire en commentaire si ce film vous intéresse et si vous l’avez déjà vu ce que vous en pensez. Prenez soin de vous et à un prochain article.

Louise en Hiver: Coup de coeur Breton

 

Salut tous le monde,

Pour vous dire que oui je suis pas mal absente mais que je travaille sur pas mal de projet et que j’ai hâte de vous en parler.

Aujourd’hui j’aimerai vous parler d’un film que j’ai eue la chance de voir en avant-première Mardi dernier et qui sort le 23 Novembre (donc très bientôt!) dans plus de 60 villes (et j’espère dans la votre) car ce film est une pépite du cinéma d’animation.

Je vous conseille, non mieux je vous incite à aller le voir ce film :Louise en hiver , une production Rennaise (donc déjà la fierté) dont la magnifique musique qu’on entend durant les séquences de souvenirs a été composé par l’Orchestre Symphonique de Bretagne avec les élèves de la maîtrise. Et je dois dire que nous ne manquons pas de talent Breton pour la musique.

 » Tu crois qu’on peut être punie pour avoir oublié la moitié de sa vie »

Ensuite au niveau du visuel, j’ai envie de dire quelle poésie, quelle délicatesse la 2D combinée à l’image de synthèse crée un univers visuel introuvable dans les grands studios que l’on connaît.

 

Résumé: À la fin de l’été, Louise voit le dernier train de la saison qui dessert la petite station balnéaire de Biligen, partir sans elle. La ville est désertée. Le temps rapidement se dégrade, les grandes marées d’équinoxe surviennent condamnant électricité et moyens de communication. Fragile et coquette, bien moins armée que Robinson, Louise ne devrait pas survivre à l’hiver. Mais elle n’a pas peur et considère son abandon comme un pari. Elle va apprivoiser les éléments naturels et la solitude. Ses souvenirs profitent de l’occasion pour s’inviter dans l’aventure.

Louise en Hiver ce n’est pas un film sur la solitude comme j’ai pu le penser et que le réalisateur qui était présent pour répondre à nos questions nous l’a fait comprendre : Louise en Hiver c’est un film sur la liberté. Je trouve cette mentalité très belle, se défaire de tout cette matérialité nous allège (même si je ne l’ai pas fait et je ne sais pas si je serai capable de quitter mon confort pour vivre comme Louise). Cette sexagénaire nous parle de son passé comme des souvenirs qui reviennent petit à petit et l’avantage de l’animation c’est que les souvenirs peuvent prendre la forme qu’ils veulent, la plus onirique qui soit. Jean-François Laguionie et son équipe d’animation ne s’en privent pas et cela fait de ce film une poésie imagée.

Résultat d’images pour louise en hiver

J’espère que vous verrez ce film et que vous me direz ce que vous en pensez en tout cas pour moi c’était une magnifique expérience que ce soit ce rêve éveillée ou la rencontre avec le réalisateur (ou personnellement rien que pour poser ma question j’avais le cœur qui battait la chamade et les mains qui tremblaient , ouais mais bon poser une question dans la plus grosse salle du TNB pleine à craquer de gens qui vous fixent quand vous avez le micro à la main, sachant qu’il n’y a que 5 personnes à poser des questions, c’est quelque peu intimidant. Sachant que j’étais entouré de quinqua’, je me sentais seule lol.

J’espère que cet article vous aura plût, si vous voyez ce film dites-le moi je serai ravie de vous l’avoir fait découvrir.

A la Folie: Mon expérience

Hello to you ! (oui j’avais envie de changer ça ne fait pas de mal le changement).

J’ai envie de vous parler d’une œuvre d’art (oui carrément j’appelle ça une œuvre d’art) du cinéma documentaire. Je dois admettre que c’est seulement depuis que j’ai des cours de documentaire que je m’intéresse à cette forme de cinéma sinon hormis Supersize Me, Bowling For Columbine et La marche de l’empereur je n’avais jamais vu de documentaire avant et maintenant que j’ai découvert ce cinéma que je pensais ennuyant ou pour les vieux (oui j’ai le crâne remplis de cliché c’est l’un de mes défauts mais j’ai aussi cette qualité d’essayer ,je choisis essayer car je reste malgré tout humaine, de dépasser ce stade primitif) et bien je découvre une autre forme artistique que peut prendre le cinéma.

Comme chaque mercredi à partir de 18h15 je vais au ciné-club (Le tambour pour les rennais qui ça intéresserait c’est 20€ l’année pour 2 films chaque mercredi autant dire que c’est hyper accessible). Comme d’habitude je ne me renseigne pas sur ce que je vais voir (je ne regarde jamais la bande-annonce ou le synopsis d’un film qui passe dans ce ciné-club et très rarement je regarde le titre et le réalisateur même si ça m’arrive parfois). Du coup ce n’est seulement que 5 minutes avant que le film commence que je  sais ce que je vais voir (genre, année, réalisateur, histoire). J’aime être surprise, et l’avantage c’est que je ne suis jamais déçue car je n’attends rien des films puisque je ne sais même pas ce que je vais voir. C’est aussi comme ça qu’on se prend des claques et qu’on tombe sur des films qu’on ne serait jamais allé voir si on savait globalement ce que c’était. A la Folie de Wang Bing en fait partie.

Dans les grandes lignes c’est un documentaire de 4h qui se déroule dans un étage d’un hopital psychiatrique dans la Chine Provinciale, le réalisateur qui filme ne parle jamais. Si j’avais su que c’était ça je ne serai sans doute pas  y aller. Mais comme j’aime me faire des surprises et pour le coup c’était une vraie surprise puisque je ne pensais pas que le documentaire durait 4h et serait du coup divisé en deux partie.

Je vous assure j’étais fasciné, j’étais même frustré (et surprise puisque je ne savais pas que le film durait 4h) qu’il se coupe au milieu pour avoir une pause et accéder au buffet gratuit. Je me rends compte qu’il y a moins de gens que d’habitude et aussi plus d’asiatiques que d’habitude (j’aurais dû avoir la puce à l’oreille haha).  On reprend ensuite la seconde partie et je rentre dans le film aussi rapidement que quand j’en étais sortie. J’avais l’impression de vivre dans cette prison, rester autant de temps avec ces hommes qui vivent dans l’insalubrité et le fait que le réalisateur disparait nous donne le sentiment que c’est nous qui tenons la caméra et qui suivons ces hommes. Ce qui est encore surprenant c’est que j’ai rigolé aussi troublant et déroutant que puisse être ce film j’ai ri (je me suis aussi moqué mais comme dit Chris Marker un autre réalisateur de documentaire) « L’humour est la politesse du désespoir », je pense qu’il était nécessaire qu’on rit à ces scènes qui peuvent mettre mal à l’aise car filmé des hommes enfermés dans cet hôpital sale, ces hommes qui ne sont pas accompagnés psychologiquement et presque livré à eux-mêmes et entre eux-mêmes a de quoi les rendre dingues donc pas surprenant de voir une long séquence immobile face à un homme qui frappe le mur avec sa claquette pendant 10minutes ou un autre qui commence à faire un footing et qui à la fin pense être pris dans une course-poursuite alors qu’il n’y a personne derrière lui. On se marre quand on voit ça mais aussi on souffre pour eux.

 

Wang Bing dénonce beaucoup de choses sans rien dire, la Chine aussi évolué et riche devient-elle à beaucoup de choses à apporter aux institutions. Les hommes qui sont malade mentalement ou qui ont l’air et qui ne le sont pas mais jugés tel par leurs proches ou par l’état sont regroupés ensemble et ne sont pas accompagnés. Il y a des visites des familles auquel on assiste dont une en particulier qui m’a touché. Une femme vient voir son mari qui la battait, il dit vouloir sortir et elle lui répond quand tu ne recommenceras plus. Cet homme était comme un enfant au coin qui attends qu’on lève sa punition (surtout qu’on apprend que ce n’est pas la première fois qu’il y retourne, donc même si ça ne fonctionne pas on recommence : il sort, il commet la même faute, il retourne en prison tel est son destin).

Je ne pensais pas être capable de rester fasciné pendant 4 heures car ayant vu un film d’une même durée (Naissance d’une Nation de Griffith faisant l’apologie du Ku Klux Klan j’ai dû faire des centaines de pauses car je les trouver très chiant) mais ça doit être parce que j’étais au cinéma pas sûr que chez moi j’aurai réussi à ne pas faire de pauses avec mon portable ou internet (bref toutes sources de déconcentration).

J’espère que cet article vous aura plût c’est une œuvre particulière mais mon but c’est aussi de vous faire découvrir des choses et qu’on sorte de notre zone de confort (d’ailleurs si vous connaissez des films documentaire qui sont particuliers vous pouvez les partager généreusement en commentaire ça me ferait très plaisirs d’en découvrir davantage).

Le festival Maintenant (6 oct-16oct)

Salut mes chats curieux,

J’espère que vous allez bien , pour ma part je me sens un patraque (j’ai du chopper un truc) donc je loupe le premier cours de ce matin pour me reposer et profiter d’écrire un article (que j’aurai déjà du faire il y a au moins 2 semaines quand j’ai su que je voulais aller à ce festival) mais bon au moins vous l’aurez à temps quand même puis que le festival commence le 7 Octobre dans tout Rennes.  (Un vernissage d’une expo aux Champ Libres que je veux voir est prévu ce soir d’ailleurs^^)

Accueil

Plusieurs lieux dans rennes (Les champs libres, le mail François Mitterand, Le Tambour,….) sont utilisés dans rennes pour les différents évenements organisés par l’assocation Elektronic’art.

Véritables piliers du projet de l’association, les actions sociales, culturelles et environnementales sont plurielles, l’équipe d’Electroni[k] et ses partenaires présentent un festival responsable et dans une optique de développement durable.

Du coup vous avez la date, le lieu maintenant je vous explique ce que c’est: Le festival Maintenant est un festival qui mélange l’art, le son et l’electronique. Des performances sonores jusqu’à des expositions de lapins géants , le festival Maintenant est pour tout les goûts. C’est la première année que je vais assister à des évenements de ce festival avec des amies (d’ailleurs des shoots avec une blogueuse est prévu puisque les lieux bien qu’éphémère sont tellement insolite et créatifs qu’ils méritent qu’on les immortalisent ne serait-ce que par la photo). J’espère que les articles qui suivront vous plairont ;). Sincèrement, n’hésitez pas à faire un tour, en termes de lieux c’est hyper accessibles et la plupart des choses que je vias aller voir sont gratuites et en plus ça permet de découvrir des univers et des artistes dans une ambiance agréable. En plus si ça vous dit on peut même y aller ensemble (dite le moi en commentaire) cela nous permettra d’échanger sur ce qu’on a vu par exemple autour d’un brunch electronique pourquoi pas. Les spectacles se terminent le 16 mais certaines expositions durent jusqu’au 30 octobre pour ceux qui auront du retard.

Delawhere

Bonne journée 😉

Mustang: Un virgin Suicid Turc

Salut mes chats curieux,

J’espère que vous allez bien, aujourd’hui on se retrouve pour mon autre coup de cœur. Cette fois il s’agit d’un film social Deniz Gamze Ergüven. Mustang parle de 5 sœurs à marier un peu comme dans Orgueil et préjugé de Jane Austen sauf que là il n’y a rien de romantique.

Résumé :Cinq sœurs orphelines sont élevées par leur grand-mère dans un village du nord de la Turquie, à 1 000 km d’Istanbul. Le dernier jour de l’année scolaire, elles rentrent chez elles par le bord de mer, en compagnie de camarades de classe. Juchées sur les épaules des garçons, elles s’affrontent pour se faire tomber à l’eau tout habillées. Les ragots du village les précèdent chez elles. Leur jeu innocent a été jugé obscène. L’oncle Erol — très à cheval sur un patriarcat qui se drape de tradition, de morale et de religion — reproche à sa mère (la grand-mère des filles) une éducation trop laxiste. Les aînées doivent subir à l’hôpital un examen d’intégrité hyménéale. Et la maison se transforme peu à peu en prison : murs d’enceinte rehaussés, portes fermées à clef, barreaux aux fenêtres, plus d’école, plus d’ordinateur, plus de téléphone, mais des cours de cuisine et de ménage dispensés par des femmes à hijab.

Ce film raconte ce qu’est être une femme en Turquie tout comme le film de Sofia Coppola raconte ce qu’est être une fille aux Etats-Unis par cette simple réplique « Manifestement docteur vous n’avez jamais été une jeune fille de 13ans ».  La vie turque à travers le regard d’une femme étouffée par l’autorité masculine. Ce film est une claque parlant du mariage arrangée comme quelque chose de normalisé et le viol des filles   par leur oncle comme quelque chose de presque tabou, qui n’est que suggéré par deux plans qui se ressemblent énormément (et très courts car moi-même la première fois que j’ai vu le film je n’ai pas vu qu’il y avait cette horreur caché). Ces plans qui passent par  le regard Lale apercevant à travers la porte de sa chambre l’oncle Erol qui rentre  une première fois dans celle d’Ece puis ensuite plus loin dans le film dans celle Nur. Ces plans ne durent que 5secondes tout au plus. On ne montre rien, on laisse deviner, c’est encore pire.

 

ATTENTION SPOIL: Même le suicide de Ece n’est pas montrer il est entendu par un coup de feu mais c’est déjà beaucoup.

 

Ce film me fait prendre conscience que j’ai de la chance d’être née femme ici et pas là-bas. Il nous montre aussi la détresse de ces femmes qui ne sont même pas libres de choisir leur cage. Il y a tant d’envie de liberté en elles mais vite étouffée et soumise par un patriarcat progressiste d’année en année, alors que la Turquie accordait le droit de votes aux femmes bien avant la France.

 

J’espère que cet article vous aura plût. J’aimerai savoir si vous connaissez d’autres films du même genre ce serait sympa d’en découvrir, d’ailleurs n’hésitez pas à me dire en commentaire vous quels sont vos coup de cœur. Prenez soin de vous et à un prochain article.