A la Folie: Mon expérience

Hello to you ! (oui j’avais envie de changer ça ne fait pas de mal le changement).

J’ai envie de vous parler d’une œuvre d’art (oui carrément j’appelle ça une œuvre d’art) du cinéma documentaire. Je dois admettre que c’est seulement depuis que j’ai des cours de documentaire que je m’intéresse à cette forme de cinéma sinon hormis Supersize Me, Bowling For Columbine et La marche de l’empereur je n’avais jamais vu de documentaire avant et maintenant que j’ai découvert ce cinéma que je pensais ennuyant ou pour les vieux (oui j’ai le crâne remplis de cliché c’est l’un de mes défauts mais j’ai aussi cette qualité d’essayer ,je choisis essayer car je reste malgré tout humaine, de dépasser ce stade primitif) et bien je découvre une autre forme artistique que peut prendre le cinéma.

Comme chaque mercredi à partir de 18h15 je vais au ciné-club (Le tambour pour les rennais qui ça intéresserait c’est 20€ l’année pour 2 films chaque mercredi autant dire que c’est hyper accessible). Comme d’habitude je ne me renseigne pas sur ce que je vais voir (je ne regarde jamais la bande-annonce ou le synopsis d’un film qui passe dans ce ciné-club et très rarement je regarde le titre et le réalisateur même si ça m’arrive parfois). Du coup ce n’est seulement que 5 minutes avant que le film commence que je  sais ce que je vais voir (genre, année, réalisateur, histoire). J’aime être surprise, et l’avantage c’est que je ne suis jamais déçue car je n’attends rien des films puisque je ne sais même pas ce que je vais voir. C’est aussi comme ça qu’on se prend des claques et qu’on tombe sur des films qu’on ne serait jamais allé voir si on savait globalement ce que c’était. A la Folie de Wang Bing en fait partie.

Dans les grandes lignes c’est un documentaire de 4h qui se déroule dans un étage d’un hopital psychiatrique dans la Chine Provinciale, le réalisateur qui filme ne parle jamais. Si j’avais su que c’était ça je ne serai sans doute pas  y aller. Mais comme j’aime me faire des surprises et pour le coup c’était une vraie surprise puisque je ne pensais pas que le documentaire durait 4h et serait du coup divisé en deux partie.

Je vous assure j’étais fasciné, j’étais même frustré (et surprise puisque je ne savais pas que le film durait 4h) qu’il se coupe au milieu pour avoir une pause et accéder au buffet gratuit. Je me rends compte qu’il y a moins de gens que d’habitude et aussi plus d’asiatiques que d’habitude (j’aurais dû avoir la puce à l’oreille haha).  On reprend ensuite la seconde partie et je rentre dans le film aussi rapidement que quand j’en étais sortie. J’avais l’impression de vivre dans cette prison, rester autant de temps avec ces hommes qui vivent dans l’insalubrité et le fait que le réalisateur disparait nous donne le sentiment que c’est nous qui tenons la caméra et qui suivons ces hommes. Ce qui est encore surprenant c’est que j’ai rigolé aussi troublant et déroutant que puisse être ce film j’ai ri (je me suis aussi moqué mais comme dit Chris Marker un autre réalisateur de documentaire) « L’humour est la politesse du désespoir », je pense qu’il était nécessaire qu’on rit à ces scènes qui peuvent mettre mal à l’aise car filmé des hommes enfermés dans cet hôpital sale, ces hommes qui ne sont pas accompagnés psychologiquement et presque livré à eux-mêmes et entre eux-mêmes a de quoi les rendre dingues donc pas surprenant de voir une long séquence immobile face à un homme qui frappe le mur avec sa claquette pendant 10minutes ou un autre qui commence à faire un footing et qui à la fin pense être pris dans une course-poursuite alors qu’il n’y a personne derrière lui. On se marre quand on voit ça mais aussi on souffre pour eux.

 

Wang Bing dénonce beaucoup de choses sans rien dire, la Chine aussi évolué et riche devient-elle à beaucoup de choses à apporter aux institutions. Les hommes qui sont malade mentalement ou qui ont l’air et qui ne le sont pas mais jugés tel par leurs proches ou par l’état sont regroupés ensemble et ne sont pas accompagnés. Il y a des visites des familles auquel on assiste dont une en particulier qui m’a touché. Une femme vient voir son mari qui la battait, il dit vouloir sortir et elle lui répond quand tu ne recommenceras plus. Cet homme était comme un enfant au coin qui attends qu’on lève sa punition (surtout qu’on apprend que ce n’est pas la première fois qu’il y retourne, donc même si ça ne fonctionne pas on recommence : il sort, il commet la même faute, il retourne en prison tel est son destin).

Je ne pensais pas être capable de rester fasciné pendant 4 heures car ayant vu un film d’une même durée (Naissance d’une Nation de Griffith faisant l’apologie du Ku Klux Klan j’ai dû faire des centaines de pauses car je les trouver très chiant) mais ça doit être parce que j’étais au cinéma pas sûr que chez moi j’aurai réussi à ne pas faire de pauses avec mon portable ou internet (bref toutes sources de déconcentration).

J’espère que cet article vous aura plût c’est une œuvre particulière mais mon but c’est aussi de vous faire découvrir des choses et qu’on sorte de notre zone de confort (d’ailleurs si vous connaissez des films documentaire qui sont particuliers vous pouvez les partager généreusement en commentaire ça me ferait très plaisirs d’en découvrir davantage).

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Au-delà des montagnes

Salut mes chats curieux,

Ca  y est c’est vendredi c’est le week-end pour ma part je suis pas mal prise avec mes devoirs mais je m’organise pour alimenter le blog. Lundi prochain il y aura un article exceptionnel qui parlera de ma toute première box j’espère qu’il vous plaira. Mais en attendant voici mon troisième coup de cœur de la semaine niveau film. C’est une romance triangulaire chinoise.

Résumé:Le récit, divisé en trois époques, décrit les parcours de ses principaux personnages sur plus de vingt ans. À la fin du XXe siècle, une jeune Chinoise est courtisée par un jeune homme d’affaires à l’avenir prometteur et un travailleur dans une mine de charbon. Elle finit par épouser l’un d’eux, mais la vie lui réserve des déconvenues… L’histoire commence en 1999 et se poursuit dans les années 20002010, tandis que la dernière partie se déroule dans un futur proche, dans les années 2020.

Ses longs-plans séquences s’opposent aux films frénétiques hollywoodiens et ça fait du bien. Je ne sais pas vous mais des fois je sature des films qui font des dizaines de plans pour une même action j’ai l’impression d’être emporté dans le film avec une vitesse tellement saturé qu’on n’a pas le temps de souffler. On est dans une société du fast, du fast-food (macdo,KFC, Burger King,….) du fast-shopping (H&M, Primark) : on consomme vite, on jette. A la fin on ne sait plus apprécier.

Alors quand on tombe sur un film qui prend son temps on à l’impression que le temps s’est arrêté et ça fait un bien fou. On a le temps d’observer tout ce qu’il se passe dans le cadre (bien entendu les gens qui ne sont pas habitués aux films longs qui durent plus de 2heures et qui ont des plans plus longs que la moyenne vont trouver ça chiant). Donc ce qui me plaît dans le film sera détesté par d’autres.

Il est poétique et les personnages nous embarquent dans une grâce qui leur est propre. Je suis fasciné par la culture asiatique et notamment par leur fierté, même dans les pires moments ils ont la tête haute.  On s’attache aux personnages, à leurs histoires on regrette plus qu’on adhère à certains de leur choix. Mais la frustration est un sentiment qui est peu mis en avant dans le cinéma sauf au début mais les choses se finissent souvent par un happy ending. Or dans ce film une fois que ces choix sont faits ils ne changent pas. On n’inverse pas la situation pour plaire aux spectateurs (comme on fait trop souvent dans les films américains ou français). Ce qui rend les choses plus réalistes et plus humaines car qui dans la vraie vie accepte de sortir avec A plutôt que B puis au bout d’un moment elle décide de changer d’avis de larguer A pour B ? Personne ! Soit le plus souvent on reste avec A (regret ou pas) ou on s’en sépare mais on retourne très très rarement avec B (et surtout pas sûr que B est très envie de nous à nouveau si il est sensé haha).  C’est son humanité que j’aime dans le film et surtout cette fin qui n’est pas montré peut-être par pudeur et nous valorisant nous les spectateurs. Car on ne nous assiste pas, on ne nous ménage pas on nous laisse seul face à cet œuvre et c’est à nous de choisir ce que l’on veut en faire.

J’espère que cette séries d’articles de films coup de coeurs vous aura plût je vous dis à la prochaine pour un nouvel article, prenez soin de vous.

L’histoire de l’Asie à travers romans

Salut mes chats curieux,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de deux livres que j’ai lu récemment et qui ont tout les deux pour thème l’Asie au XXème Siècle. Ce sont des romans avec une fiction basée sur une réalité historique, mélangeant personnages fictifs et historiques, lieux et évenements avec la vie de personnages qui n’ont jamais existé mais qui ont été inspirés.

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Le premier que j’ai lu il y a plusieurs mois maintenant est de Juliette Morillot et s’intitule Les Orchidées Rouges de Shanghai. L’histoire se situe durant la Seconde Guerre Mondiale en Asie, les Japonais tentent de conquérir à nouveau la Chine, de garder l’annexation de la Corée et de la Mandchourie.

Résumé:

« En 1937, Sangmi a quatorze ans lorsque son destin bascule. Enlevée par des soldats japonais, elle est emmenée avec des dizaines d’autres Coréennes. Destination : la Mandchourie. Contrainte d’intégrer pendant presque dix ans l’unité des « femmes de réconfort » créée pour « soutenir » les soldats japonais, elle connaîtra l’enfer des maisons closes que l’armée nippone a installées dans une Asie embrasée par la soif de conquête de Hirohito. Une force de caractère hors du commun, l’espoir de retrouver la trace d’un père français inconnu et une impossible passion pour un officier japonais permettent à Sangmi de résister à son terrible sort. De Séoul à Shanghai, de Singapour à Hiroshima, le destin bouleversant d’une femme à travers la tourmente de l’expansion territoriale japonaise en Asie. » Source: Babelio

J’ai adoré ce livre et suivre le parcours de Sangmi était à la fois stressant (beaucoup d’obstacles, elle a échapper plusieurs fois à la mort mais malheureusement pas à la maltraitance, la violence et le viol) et en même temps avec une pointe d’espoir, elle finit toujours par s’en sortir. C’est une héroine courageuse qui refuse d’accepter son sort et fait tout pour ne pas mourir alors qu’elle a quand même connue toute les atrocités de la guerre. Je ne vais pas vous spoiler en vous racontant ses mésaventures mais sachez que ce roman vous englouti à l’intérieur de lui. Combien de fois je me suis sentie aux côtés de Sangmi en ayant l’impression de vivre ce qu’elle vit et en essayant de rentrer dans sa tête et faire en sortes d’éviter des catastrophes évitables mais qu’elle finit par subir car elle ne s’en doutait pas contrairement à nous.

Ce roman est plein d’espoir malgré la cruauté de la guerre et c’est aussi ce qu’il dénonce ici, le kidnapping, viols, vols, les tests de laboratoire sur des êtres humains, tout ce que les Japonais ont fait subir aux Coréens et aux Chinois.

L’homme est un loup pour l’homme disait Jean-Paul Sartre et il a bien raison quand on voit la bestialité dont font part certains personnages.

Le second livre date d’avant les faits historiques rapporter par Les Orchidées Rouges de Shanghai puisqu’il raconte l’histoire de la Chine dans les années 20, donc juste avant l’invasion Japonaise. Ce roman aide à comprendre aussi comment les Japonais ont pu facilement envahir la Chine. L’histoire Les larmes de Jade d’Adam Williams monte la cruauté de la guerre et des évenèments mais son personnage principal Catherine Cabot en subit moins les dommages que Sagmi par exemple.

Résumé:

« À vingt-et-un ans, Catherine Cabot a traversé plus d’épreuves qu’aucune jeune fille de son âge. Belle, indomptable et bravant toutes les conventions, elle a mené une vie errante en Russie avec sa mère, la frivole Helen Frances, et s’est engagée comme infirmière durant la révolution russe, avant d’être capturée par les Bolsheviks et libérée de justesse. De retour en Angleterre où elle reprend ses études, elle fait la connaissance à Oxford de Yu Fu-kuei, une étudiante chinoise qui cache un lourd passé de révolutionnaire.
Toutes deux décident de partir ensemble pour la Chine. Catherine, à la recherche de son véritable père, Henry Manners, dont elle a découvert l’existence en feuilletant les papiers de sa mère décédée ; Fu-kuei, pour retrouver son amant, Yang Yi-liang, son ancien geôlier qui lui avait sauvé la vie. La Chine impériale de 1900 n’est plus. Alors que les seigneurs de la guerre et les nationalistes s’affrontent, que le Japon militariste n’attend qu’un signal pour envahir le pays, Catherine devra faire un choix déchirant entre deux hommes que tout oppose, tandis que Fu-kuei passera du rôle de traîtresse à celui de femme trahie, et apprendra à ses dépens que l’amour pourrait bien être son arme la plus précieuse… » Source: Belfond

J’ai bien aimé ce livre pour l’importance des détails historiques, donnant le sentiment de vivre cette guerre au jour le jour, connaissant très peu la guerre entre les seigneurs de la guerre et les nationalistes-communistes je ne savais pas du tout ou cela allait menée sauf à l’invasion Japonaise. J’avais donc le sentiment de vivre cette guerre au présent ne sachant pas qui gagnerait demain. Ce que je trouve dommage c’est l’histoire de Catherine, je ne suis pas fan des romances alors des romances avec des femmes girouettes encore moins cependant j’ai beaucoup aimée le personnage de Fu-Kuei que je trouve beaucoup plus profonde que Catherine, car même si cette dernière a subit les horreurs de la guerre elle n’en reste pas moins frivole (après les gôuts et les couleurs).

Je trouve les Larmes de Jade moins cru que les Orchidées rouges de Shanghai et les personnages ont quasiment tous une part d’humanité, même les hommes horribles peuvent ressentir des émotions humaines mais qui n’en reste pas moins de la haine où de la colère quand je dis émotions ce n’est pas forcément de l’amour, mais certains monstres doutent, manque de confiance puis reprennent leurs atrocités.

 

J’ai trouvé ces deux livres aussi intéréssants l’un que l’autre même si Sangmi et son aventure m’a davantage touché. Je pense que ces livres se complètent et permettent de comprendre un peu l’histoire de l’Asie pour ceux qui comme moi n’en savent qu’une infime partie. Bien entendu ces deux livres ne se suffisent pas eux seuls mais ils allient le plaisir de lire avec le plaisir d’apprendre.

Voila, j’espère que cet article vous aura plût, n’hésitez pas à me dire en commentaires si vous connaissez d’autres romans en plus de cela qui parlent de l’Asie historique je serai ravie d’en savoir plus. Je vous fait pleins de bisous, prenez soin de vous et à un prochain article.