La La Land donne le La!

Hello Hello !

Je suis silencieuse ces derniers temps parce que j’ai été prise dans un engrenage frénétique sans fin ou les projets s’enchaînent les uns après les autres comme Denis Lavant qui enchaîne les personnages sur personnages dans Holly Motors que j’ai vu dernièrement. Métafilm dont j’espère avoir l’occasion de vous parler un jour (d’ailleurs depuis que je retourne au ciné-club, et Dieu que ça m’avait manqué, je découvre des œuvres surprenantes).

Mais aujourd’hui ou plutôt ce soir, car je sors tout juste d’une avant première (avec un petit détour à Del Arte car je ne suis pas inspiré si j’ai (la tête comme) le ventre vide) et c’est celle de LalaLand alors je vais vous parler de ce film.

Résumé :Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…Le destin va réunir ces doux rêveurs,mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood?

Étant une fan des chorégraphies de Bob Fosse et des comédies musicales des années 50, les danses de La La Land manquaient de spectaculaire, étant presque toujours en duo, sauf la première et la dernière comme toutes comédies musicales qui se respectent (ce serait un peu comme un western sans la grand duel finale il manquerait quelque chose) ça envoi moins du lourd. Bob fosse aimait mettre beaucoup de danseurs pour désacraliser les stars du coup pour LalaLand ca n’était pas le but bien au contraire puisque ces deux inconnus qui dansent un jour dans les étoiles de l’observatoire Griffin finissent par y atterrir tant bien que mal, mais la vue des étoiles est plus belle que celle depuis les étoiles.

Après en avoir discuté avec des copines après la séance on a vu pleins de références différentes de comédies musicales notamment chantons sous la pluie quand Ryan Gosling fait le tour du lampadaire , parler des claquettes, un américain à Paris,.. Mais Ryan Gosling et Emma Stone se complétaient très bien en tant que partenaires de danse et même dans le jeu des acteurs, personnellement je trouve que les passages ou Ryan Gosling joue le mieux c’est quand il ne parle pas mais après sa voix vf ne le mettait pas en valeur contrairement à Emma Stone qui se fondait assez bien.

On a beaucoup aimé les chansons chantées mais on a trouvé dommage que la musique leitmotiv du film qui vient quand même de Sébastien ne soit pas du jazz .Même si il y a une base de Jazz elle perd cette identité. Le personnage principal est quand même un passionné de Jazz dans ce qu’elle a d’authentique, dans ce qu’elle raconte, car le jazz est une rencontre entre l’harmonie savante européenne et la rythmique (le swing) de la culture noire et je trouve que « city of stars » manque de swing. J’ai d’ailleurs appris récemment par un de mes profs passionné de Jazz que le jazz des années 20 désignait la musique populaire et moderne de Broadway et que la véritable identité du Jazz telle qu’on la connaît aujourd’hui apparaît dans les années 30. Car le chanteur de Jazz (1927) ne chante jamais de Jazz mais justement le même genre que celui qu’on retrouve dans le film, hormis quelques passages où le Jazz pure est présent.

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Linus Sandgren le Kandinsky du cinéma!

Si le scénario comme toutes les comédies musicales n’a pas de quoi casser 3 pattes à un canard (excepté peut-être Cabaret et Chicago) je rencontre enfin le travail de Linus Sandgren le directeur de la photographie que j’ai découvert il y a quelques jours sur la newsletter de l’AFC puisqu’il en était l’invité. L’entendre discuter de l’équipe avec qui il a travaillé, les anecdotes sur le choix des éclairages qui impactent sur la robe d’Emma Stone. (Bref un travail de collaboration et d’inspiration). Ca m’a mit des paillettes pleins les yeux en me disant « olala j’espère que moi aussi je pourrais bosser comme ça un jour » ! Pour l’instant je me délecte de Lalaland et il me tarde de voir d’autres œuvres sur lesquelles il a travaillé.

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Pour en revenir à l’esthétique visuelle du film car même si l’axe principal d’une comédie musicale reste principalement sur le son en jouant sur les niveaux sonores et c’est là que Linus Sandgren joue un rôle important ce sont ces plans magnifiques très colorés à la Kandinsky qui passent soudainement à du clair obscur de Le Caravage. (Ma culture picturale étant limitée et je la dois à ce que j’apprends durant mes études ces plans m’ont fait penser à ces peintres quelqu’un d’un peu plus expert saura sans doute mieux que moi les possibles inspirations de Sandgren). Mais je reste fascinée par le changement d’état de la lumière quand les personnages commencent à chanter, s’isolant des autres et du monde qui les entourent, découpés sur un fond noir tantôt vif. L’utilisation de la pellicule 35mm anachronique très classique en Panavision montre aussi la beauté du paysage mais aussi de la lumière naturelle d’un ciel rosé.

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Si le propre de l’homme est le rire je n’en reste pas moins persuadé que le propre de la comédie musicale c’est une rythmique colorée que ce soit dans les costumes (la robe mauve ou jaune d’Emma, les rideaux vert de son appartement, les néons rouges des enseignes,…) un ensemble de couleur vives et de lumières se transformant au son de la musique car le jazz se joue avec une palette sombre et or et la comédie de Broadway avec des couleurs plus vives, à chaque son sa couleur comme faisait Kandinsky.

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Ca fait longtemps que je n’avais pas vu une comédie musicale si proche de celle des années 50 et je trouve ça sympa, c’est un film à voir sur grand écran naturellement. J’ai hâte d’avoir vos avis la-dessus 🙂

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Louise en Hiver: Coup de coeur Breton

 

Salut tous le monde,

Pour vous dire que oui je suis pas mal absente mais que je travaille sur pas mal de projet et que j’ai hâte de vous en parler.

Aujourd’hui j’aimerai vous parler d’un film que j’ai eue la chance de voir en avant-première Mardi dernier et qui sort le 23 Novembre (donc très bientôt!) dans plus de 60 villes (et j’espère dans la votre) car ce film est une pépite du cinéma d’animation.

Je vous conseille, non mieux je vous incite à aller le voir ce film :Louise en hiver , une production Rennaise (donc déjà la fierté) dont la magnifique musique qu’on entend durant les séquences de souvenirs a été composé par l’Orchestre Symphonique de Bretagne avec les élèves de la maîtrise. Et je dois dire que nous ne manquons pas de talent Breton pour la musique.

 » Tu crois qu’on peut être punie pour avoir oublié la moitié de sa vie »

Ensuite au niveau du visuel, j’ai envie de dire quelle poésie, quelle délicatesse la 2D combinée à l’image de synthèse crée un univers visuel introuvable dans les grands studios que l’on connaît.

 

Résumé: À la fin de l’été, Louise voit le dernier train de la saison qui dessert la petite station balnéaire de Biligen, partir sans elle. La ville est désertée. Le temps rapidement se dégrade, les grandes marées d’équinoxe surviennent condamnant électricité et moyens de communication. Fragile et coquette, bien moins armée que Robinson, Louise ne devrait pas survivre à l’hiver. Mais elle n’a pas peur et considère son abandon comme un pari. Elle va apprivoiser les éléments naturels et la solitude. Ses souvenirs profitent de l’occasion pour s’inviter dans l’aventure.

Louise en Hiver ce n’est pas un film sur la solitude comme j’ai pu le penser et que le réalisateur qui était présent pour répondre à nos questions nous l’a fait comprendre : Louise en Hiver c’est un film sur la liberté. Je trouve cette mentalité très belle, se défaire de tout cette matérialité nous allège (même si je ne l’ai pas fait et je ne sais pas si je serai capable de quitter mon confort pour vivre comme Louise). Cette sexagénaire nous parle de son passé comme des souvenirs qui reviennent petit à petit et l’avantage de l’animation c’est que les souvenirs peuvent prendre la forme qu’ils veulent, la plus onirique qui soit. Jean-François Laguionie et son équipe d’animation ne s’en privent pas et cela fait de ce film une poésie imagée.

Résultat d’images pour louise en hiver

J’espère que vous verrez ce film et que vous me direz ce que vous en pensez en tout cas pour moi c’était une magnifique expérience que ce soit ce rêve éveillée ou la rencontre avec le réalisateur (ou personnellement rien que pour poser ma question j’avais le cœur qui battait la chamade et les mains qui tremblaient , ouais mais bon poser une question dans la plus grosse salle du TNB pleine à craquer de gens qui vous fixent quand vous avez le micro à la main, sachant qu’il n’y a que 5 personnes à poser des questions, c’est quelque peu intimidant. Sachant que j’étais entouré de quinqua’, je me sentais seule lol.

J’espère que cet article vous aura plût, si vous voyez ce film dites-le moi je serai ravie de vous l’avoir fait découvrir.

A la Folie: Mon expérience

Hello to you ! (oui j’avais envie de changer ça ne fait pas de mal le changement).

J’ai envie de vous parler d’une œuvre d’art (oui carrément j’appelle ça une œuvre d’art) du cinéma documentaire. Je dois admettre que c’est seulement depuis que j’ai des cours de documentaire que je m’intéresse à cette forme de cinéma sinon hormis Supersize Me, Bowling For Columbine et La marche de l’empereur je n’avais jamais vu de documentaire avant et maintenant que j’ai découvert ce cinéma que je pensais ennuyant ou pour les vieux (oui j’ai le crâne remplis de cliché c’est l’un de mes défauts mais j’ai aussi cette qualité d’essayer ,je choisis essayer car je reste malgré tout humaine, de dépasser ce stade primitif) et bien je découvre une autre forme artistique que peut prendre le cinéma.

Comme chaque mercredi à partir de 18h15 je vais au ciné-club (Le tambour pour les rennais qui ça intéresserait c’est 20€ l’année pour 2 films chaque mercredi autant dire que c’est hyper accessible). Comme d’habitude je ne me renseigne pas sur ce que je vais voir (je ne regarde jamais la bande-annonce ou le synopsis d’un film qui passe dans ce ciné-club et très rarement je regarde le titre et le réalisateur même si ça m’arrive parfois). Du coup ce n’est seulement que 5 minutes avant que le film commence que je  sais ce que je vais voir (genre, année, réalisateur, histoire). J’aime être surprise, et l’avantage c’est que je ne suis jamais déçue car je n’attends rien des films puisque je ne sais même pas ce que je vais voir. C’est aussi comme ça qu’on se prend des claques et qu’on tombe sur des films qu’on ne serait jamais allé voir si on savait globalement ce que c’était. A la Folie de Wang Bing en fait partie.

Dans les grandes lignes c’est un documentaire de 4h qui se déroule dans un étage d’un hopital psychiatrique dans la Chine Provinciale, le réalisateur qui filme ne parle jamais. Si j’avais su que c’était ça je ne serai sans doute pas  y aller. Mais comme j’aime me faire des surprises et pour le coup c’était une vraie surprise puisque je ne pensais pas que le documentaire durait 4h et serait du coup divisé en deux partie.

Je vous assure j’étais fasciné, j’étais même frustré (et surprise puisque je ne savais pas que le film durait 4h) qu’il se coupe au milieu pour avoir une pause et accéder au buffet gratuit. Je me rends compte qu’il y a moins de gens que d’habitude et aussi plus d’asiatiques que d’habitude (j’aurais dû avoir la puce à l’oreille haha).  On reprend ensuite la seconde partie et je rentre dans le film aussi rapidement que quand j’en étais sortie. J’avais l’impression de vivre dans cette prison, rester autant de temps avec ces hommes qui vivent dans l’insalubrité et le fait que le réalisateur disparait nous donne le sentiment que c’est nous qui tenons la caméra et qui suivons ces hommes. Ce qui est encore surprenant c’est que j’ai rigolé aussi troublant et déroutant que puisse être ce film j’ai ri (je me suis aussi moqué mais comme dit Chris Marker un autre réalisateur de documentaire) « L’humour est la politesse du désespoir », je pense qu’il était nécessaire qu’on rit à ces scènes qui peuvent mettre mal à l’aise car filmé des hommes enfermés dans cet hôpital sale, ces hommes qui ne sont pas accompagnés psychologiquement et presque livré à eux-mêmes et entre eux-mêmes a de quoi les rendre dingues donc pas surprenant de voir une long séquence immobile face à un homme qui frappe le mur avec sa claquette pendant 10minutes ou un autre qui commence à faire un footing et qui à la fin pense être pris dans une course-poursuite alors qu’il n’y a personne derrière lui. On se marre quand on voit ça mais aussi on souffre pour eux.

 

Wang Bing dénonce beaucoup de choses sans rien dire, la Chine aussi évolué et riche devient-elle à beaucoup de choses à apporter aux institutions. Les hommes qui sont malade mentalement ou qui ont l’air et qui ne le sont pas mais jugés tel par leurs proches ou par l’état sont regroupés ensemble et ne sont pas accompagnés. Il y a des visites des familles auquel on assiste dont une en particulier qui m’a touché. Une femme vient voir son mari qui la battait, il dit vouloir sortir et elle lui répond quand tu ne recommenceras plus. Cet homme était comme un enfant au coin qui attends qu’on lève sa punition (surtout qu’on apprend que ce n’est pas la première fois qu’il y retourne, donc même si ça ne fonctionne pas on recommence : il sort, il commet la même faute, il retourne en prison tel est son destin).

Je ne pensais pas être capable de rester fasciné pendant 4 heures car ayant vu un film d’une même durée (Naissance d’une Nation de Griffith faisant l’apologie du Ku Klux Klan j’ai dû faire des centaines de pauses car je les trouver très chiant) mais ça doit être parce que j’étais au cinéma pas sûr que chez moi j’aurai réussi à ne pas faire de pauses avec mon portable ou internet (bref toutes sources de déconcentration).

J’espère que cet article vous aura plût c’est une œuvre particulière mais mon but c’est aussi de vous faire découvrir des choses et qu’on sorte de notre zone de confort (d’ailleurs si vous connaissez des films documentaire qui sont particuliers vous pouvez les partager généreusement en commentaire ça me ferait très plaisirs d’en découvrir davantage).

Au-delà des montagnes

Salut mes chats curieux,

Ca  y est c’est vendredi c’est le week-end pour ma part je suis pas mal prise avec mes devoirs mais je m’organise pour alimenter le blog. Lundi prochain il y aura un article exceptionnel qui parlera de ma toute première box j’espère qu’il vous plaira. Mais en attendant voici mon troisième coup de cœur de la semaine niveau film. C’est une romance triangulaire chinoise.

Résumé:Le récit, divisé en trois époques, décrit les parcours de ses principaux personnages sur plus de vingt ans. À la fin du XXe siècle, une jeune Chinoise est courtisée par un jeune homme d’affaires à l’avenir prometteur et un travailleur dans une mine de charbon. Elle finit par épouser l’un d’eux, mais la vie lui réserve des déconvenues… L’histoire commence en 1999 et se poursuit dans les années 20002010, tandis que la dernière partie se déroule dans un futur proche, dans les années 2020.

Ses longs-plans séquences s’opposent aux films frénétiques hollywoodiens et ça fait du bien. Je ne sais pas vous mais des fois je sature des films qui font des dizaines de plans pour une même action j’ai l’impression d’être emporté dans le film avec une vitesse tellement saturé qu’on n’a pas le temps de souffler. On est dans une société du fast, du fast-food (macdo,KFC, Burger King,….) du fast-shopping (H&M, Primark) : on consomme vite, on jette. A la fin on ne sait plus apprécier.

Alors quand on tombe sur un film qui prend son temps on à l’impression que le temps s’est arrêté et ça fait un bien fou. On a le temps d’observer tout ce qu’il se passe dans le cadre (bien entendu les gens qui ne sont pas habitués aux films longs qui durent plus de 2heures et qui ont des plans plus longs que la moyenne vont trouver ça chiant). Donc ce qui me plaît dans le film sera détesté par d’autres.

Il est poétique et les personnages nous embarquent dans une grâce qui leur est propre. Je suis fasciné par la culture asiatique et notamment par leur fierté, même dans les pires moments ils ont la tête haute.  On s’attache aux personnages, à leurs histoires on regrette plus qu’on adhère à certains de leur choix. Mais la frustration est un sentiment qui est peu mis en avant dans le cinéma sauf au début mais les choses se finissent souvent par un happy ending. Or dans ce film une fois que ces choix sont faits ils ne changent pas. On n’inverse pas la situation pour plaire aux spectateurs (comme on fait trop souvent dans les films américains ou français). Ce qui rend les choses plus réalistes et plus humaines car qui dans la vraie vie accepte de sortir avec A plutôt que B puis au bout d’un moment elle décide de changer d’avis de larguer A pour B ? Personne ! Soit le plus souvent on reste avec A (regret ou pas) ou on s’en sépare mais on retourne très très rarement avec B (et surtout pas sûr que B est très envie de nous à nouveau si il est sensé haha).  C’est son humanité que j’aime dans le film et surtout cette fin qui n’est pas montré peut-être par pudeur et nous valorisant nous les spectateurs. Car on ne nous assiste pas, on ne nous ménage pas on nous laisse seul face à cet œuvre et c’est à nous de choisir ce que l’on veut en faire.

J’espère que cette séries d’articles de films coup de coeurs vous aura plût je vous dis à la prochaine pour un nouvel article, prenez soin de vous.

Mustang: Un virgin Suicid Turc

Salut mes chats curieux,

J’espère que vous allez bien, aujourd’hui on se retrouve pour mon autre coup de cœur. Cette fois il s’agit d’un film social Deniz Gamze Ergüven. Mustang parle de 5 sœurs à marier un peu comme dans Orgueil et préjugé de Jane Austen sauf que là il n’y a rien de romantique.

Résumé :Cinq sœurs orphelines sont élevées par leur grand-mère dans un village du nord de la Turquie, à 1 000 km d’Istanbul. Le dernier jour de l’année scolaire, elles rentrent chez elles par le bord de mer, en compagnie de camarades de classe. Juchées sur les épaules des garçons, elles s’affrontent pour se faire tomber à l’eau tout habillées. Les ragots du village les précèdent chez elles. Leur jeu innocent a été jugé obscène. L’oncle Erol — très à cheval sur un patriarcat qui se drape de tradition, de morale et de religion — reproche à sa mère (la grand-mère des filles) une éducation trop laxiste. Les aînées doivent subir à l’hôpital un examen d’intégrité hyménéale. Et la maison se transforme peu à peu en prison : murs d’enceinte rehaussés, portes fermées à clef, barreaux aux fenêtres, plus d’école, plus d’ordinateur, plus de téléphone, mais des cours de cuisine et de ménage dispensés par des femmes à hijab.

Ce film raconte ce qu’est être une femme en Turquie tout comme le film de Sofia Coppola raconte ce qu’est être une fille aux Etats-Unis par cette simple réplique « Manifestement docteur vous n’avez jamais été une jeune fille de 13ans ».  La vie turque à travers le regard d’une femme étouffée par l’autorité masculine. Ce film est une claque parlant du mariage arrangée comme quelque chose de normalisé et le viol des filles   par leur oncle comme quelque chose de presque tabou, qui n’est que suggéré par deux plans qui se ressemblent énormément (et très courts car moi-même la première fois que j’ai vu le film je n’ai pas vu qu’il y avait cette horreur caché). Ces plans qui passent par  le regard Lale apercevant à travers la porte de sa chambre l’oncle Erol qui rentre  une première fois dans celle d’Ece puis ensuite plus loin dans le film dans celle Nur. Ces plans ne durent que 5secondes tout au plus. On ne montre rien, on laisse deviner, c’est encore pire.

 

ATTENTION SPOIL: Même le suicide de Ece n’est pas montrer il est entendu par un coup de feu mais c’est déjà beaucoup.

 

Ce film me fait prendre conscience que j’ai de la chance d’être née femme ici et pas là-bas. Il nous montre aussi la détresse de ces femmes qui ne sont même pas libres de choisir leur cage. Il y a tant d’envie de liberté en elles mais vite étouffée et soumise par un patriarcat progressiste d’année en année, alors que la Turquie accordait le droit de votes aux femmes bien avant la France.

 

J’espère que cet article vous aura plût. J’aimerai savoir si vous connaissez d’autres films du même genre ce serait sympa d’en découvrir, d’ailleurs n’hésitez pas à me dire en commentaire vous quels sont vos coup de cœur. Prenez soin de vous et à un prochain article.

Lost River

Salut mes chats curieux,

Je suis super contente de vous retrouver pour cet article car cette semaine je vais vous parler de 3 films coup de cœur qui sont tous les 3 dans un registre, une atmosphère, une origine différent.

Mon premier coup de cœur de la semaine c’est Lost River de Ryan Gosling. Je voulais le voir depuis un petit bout de temps et je me suis dit que maintenant que je fais 4h30 de train par semaine c’est l’occasion de visionner les films que j’ai sur ma wish list (et qui commençait à devenir poussiéreuse haha). J’avais eue des mauvais échos lorsqu’il a été diffusé au festival de Cannes de fait d’un premier montage moins bon que la version actuelle. J’ai aussi vu qu’il n’avait pas attiré masse de foule mais d’après Allociné (ce n’est pas la meilleure référence mais au moins les gens lambda notent le film d’après ce qu’ils ont aimé et ça permet d’avoir une idée à peu près globale) il est plutôt bien noté 3/5 pour les spectateurs et 3,4/5 pour la presse. Et sur IMDB 5.8/10.

(source: Allociné)

Résumé:Billy est une mère célibataire. Elle habite avec ses deux enfants, Bones et Franky, un adolescent et un très jeune garçon, dans une ville proche de l’évanescence. Elle risque l’expulsion de sa maison si elle ne parvient pas à rembourser ses prêts. Le nouveau directeur de sa banque, Dave, lui propose un emploi, qu’elle n’accepte pas immédiatement.

De son côté, Bones arpente les ruines des alentours pour récolter du métal à revendre, mais un homme cruel, Bully, s’autoproclame maître des lieux et lui fait comprendre que personne d’autre que lui ne peut exploiter les éventuelles richesses des lieux abandonnés et lui vole le cuivre qu’il a récolté dans un immeuble. Plus tard, Bones s’introduit sur le territoire de Bully pour reprendre son bien. Dans sa fuite, il trouve un lac artificiel, sombre et inquiétant, dans lequel s’enfonce une route qui mène à une mystérieuse ville engloutie. Pendant ce temps, Billy finit par accepter le job proposé par Dave, sans vraiment savoir ce dont il s’agit. Elle se retrouve alors dans une salle de spectacle où des jeunes femmes se produisent dans des numéros macabres.

Bones se rapproche progressivement de sa voisine, Rat, qui vit avec sa grand-mère. Rat raconte que la création du réservoir a provoqué une malédiction qui explique la situation catastrophique des environs et qu’il faut ramener un morceau de la ville engloutie pour mettre fin à cette malédiction. (source: Wikipédia)

(Source: coming soon)

Personnellement je trouve que c’est bien peu par rapport à ce que je pense de lui. Sachant que c’est quand même son premier long-métrage ce qui n’a pas empêché une bonne partie du monde du cinéma d’en attendre beaucoup. Même si ok il est dans le monde du cinéma depuis 25ans (oui plutôt précoce de commencer à 10ans) mais passer d’acteur à réalisateur n’est pas aussi facile. Tout le monde n’est pas capable de réaliser un premier film parfait à moins d’être Quentin Tarantino.

Et surtout certains spectateurs ont trouvé le film nul parce qu’il n’a pas joué dedans, sérieusement ?!

Comme si être réalisateur/producteur et scénariste pour la première fois de sa vie n’était pas assez prenant faut en plus qu’il joue dedans. Bon personnellement je me demandais s’il était dedans mais je n’en ai pas été déçue. Déjà parce que j’ai vite été transporté par l’ambiance du film. Ryan Gosling s’est entouré d’une très bonne équipe d’acteurs mais aussi de techniciens. Déjà un directeur de la photographie habitué à des univers psychédéliques, chaotiques qui est Benoit Debie et quand on voit sa filmographie tel que Enter The void ou Spring breakers on reconnait ce côté à la fois éclairage aux néons, aux éclairages de la ville voire même pas d’éclairage du tout avez des zones sans lumières, noires dans certains plans. Accentuant le côté inquiétant et de malaise qu’on ressent dans ce film.

(Source: coming soon)

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai adoré le film, on voit clairement l’inspiration assumé de Ryan Gosling pour David Lynch, Darren Aronofsky, Terrence Malick ou encore Nicolas Winding Refn avec qui il a déjà travaillé. Mais malgré cela il a une part de lui, sa fascination pour les années 80 se fait ressentir dans ce film pour mon plus grand plaisir. L’histoire déjà est vraiment bien construite avec des personnages qui survivent entre eux ou d’autres qui détruisent tout dans leur folie. Je suis fasciné par le personnage de Rat interprété par la magnifique Saoirse Ronan. Elle représente avec sa fraicheur et son intelligence un espoir, mot qui a disparu depuis des années dans cette ville fantôme ou tout disparaît broyer par des machines ou calciné dans les flammes. Mais aux flammes s’oppose l’eau (calme, sage inspirante mais étouffante). C’est dans l’eau aussi que ce trouve l’espoir. Rat est la clé donnée à Bones pour lever la malédiction qui pèse sur Lost River, ramener à la surface un objet de la ville engloutie lèvera la malédiction. Les enfants sont les sauveurs du monde tandis que les adultes ont déjà acceptés leur sort. Le banquier lubrique embauchant des femmes pour animer des bloody shows tel qu’Eva Mendes ou Christina Hendriks en mère esseulé croulant sous les dettes. Ou Bully  jeune adulte fou qui aime tuer ou défigurer, figure inquiétante de ce thriller néo-noir, accentué par une BO parfaite. Je dois vous dire que depuis que j’ai vu ce film je ne cesse de réécouter Tell Me chanté par Saoirse Ronan.

(Source:Marla’s Movies.blogspot)

Parfois on en oublierait presque de respirer tant on a l’impression d’être sous la ville engloutie prisonnier de la malédiction.

J’espère que cet article vous aura plût. Si vous souhaitez partager votre avis n’hésitez pas à laisser un commentaire. Je vous dis à bientôt pour un prochain article et prenez soin de vous.

Billet d’humeur: Les blockbusters c’est de la merde?

Salut à tous,

 

J’espère que vous allez bien et que votre rentrée s’est bien passée. Il n’ y aura pas de lookbook pour cette semaine, je ne pense en faire que de temps en temps pour pouvoir apporter plus de critiques et d’analyses sur des œuvres qui me tiennent à cœur (et la liste est longue).

Durant cette rentrée et pendant ces cours que je trouve très intéressants un constat a pu se faire sur la diffusion des œuvres cinématographiques en France comme le blockbuster Ben Hur diffusé sur plus de 500 écrans cette semaine et qu’à côté des films d’auteurs comme La nuit et l’enfant qui n’est diffusé que dans 3 salles.

Je dois admettre que certaines choses me font peur comme la réussite commerciale de Sucid Squad réalisé par des actionnaires de Wall Street (disons-le clairement) détruisant par la même occasion la créativité d’un réalisateur hollywoodien (si on a réussi à vendre ce film alors qu’on a aucune connaissance du cinéma pas besoin d’embaucher des personnes créatifs puisqu’on arrive à le vendre quand même). J’avais peur d’être parano mais l’avis du fossoyeur de film m’a conforté sur mon opinion. Je ne suis pas la seule à ressentir le manque de création des studios Marvel et DC comics du moins en terme de films même si certains de leurs films n’en manquent pas.

Cela me remet aussi en question sur les films que je traite. J’adore les films et je m’y intéresse de près ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Du coup tout le monde ne se rend pas compte forcément de ça et/ou n’ont pas connaissances des œuvres d’auteurs (pas de budget pour les pubs).

J’ai donc envie de vous faire découvrir ces films dont peu de gens parlent. Attention, je préfère prévenir mais ces films-là ne sont pas des feel goods movies dont le but n’est pas de se faire choyer  et de se divertir pour faire de l’audimat. Ces films peuvent bousculer, mettre mal à l’aise (et c’est sans doute pour ça qu’ils fonctionnent moins bien). Alors pour certains d’entre vous qui n’avez pas l’habitude de ce type de films comme Les montagnes sacrées ou Eraserhead cela pourrait vous rebuter.

Je sais que quand les gens vont voir des films c’est pour se détendre, s’amuser, se divertir, penser à autre chose blablabla et je le fais aussi (il n’y a qu’à voir des films que j’ai traité jusqu’à maintenant). L’été et pendant les vacances surtout j’aime regarder des « feel goods movies » comme les cours ont repris je me remets dans des films un peu moins communs. Oui j’aime regarder des blockbusters (car ils ne sont pas tous merdique certains sont très bien comme Matrix) et regarder des films méconnus car ces deux types de films sont essentiels et que c’est important de ne pas se fermer dans un type. Les cinéphiles intellos (cliché haha) ont tendance à dénigrer les films et surtout les publics des blockbusters/gaumont et vice versa (placement de film haha).

Je trouve ça dommage pourquoi ne pas rallier les deux et surtout pourquoi jeter la pierre au public « facile » alors que ce sont pour la majorité, des gens qui n’ont pas de connaissance particulière dans le cinéma et donc ne savent pas forcément qu’il y a un cinéma d’art caché. Quand on voit 50 fois l’affiche d’un film ou il y a écrit « le meilleur de l’année » c’est facile de se faire avoir et difficile de remarquer les petits films qui n’ont pas de budget pubs. Avant de m’intéresser au cinéma, Truffaut, Godard me semblait lointains et  pédants sans même les connaitre. J’avais le sentiment que les films d’auteurs sont forcément des films mégalo, intello or pas du tout. Quentin Dupieux  est l’exemple même du cinéma d’auteur qui ne se prend pas au sérieux, décalés, WTF.

 

Le cinéma avant d’être un produit est avant tout un art et j’ai envie de vous faire découvrir cet aspect. Je sais que je prends des risques dans le sens  où je risque de parler de films qui n’intéresseront qu’un petit nombre mais je préfère parler de ce que j’aime que de parler pour conforter les gens. Je prends bien entendu l’avis des lecteurs en compte car un blog ça ne se fait pas tout seul, il y a moi qui écris et vous qui m’interprétez et me répondez. Dorénavant je parlerais d’œuvres un peu plus méconnus (et pas uniquement français ou américain) mais je parlerais aussi de blockbusters car je ne veux pas les dissocier et parce que le cinéma faut l’apprécier.

 

PS : je vais corriger mes anciens articles car des fois en me relisant je me rends compte que je fais pas mal de fautes mais je ne les vois que bien plus tard (genre au bout de plusieurs semaines haha).

 

J’espère que cet article vous aura plût, dites-moi en commentaire votre avis dessus ça m’intéresserai. Merci de me suivre, vous êtes de plus en plus nombreux, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous me motiver à continuer.